William Labranche: une des plaignantes avait changé, selon sa mère

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La mère de l'une des présumées victimes de William Labranche n'a jamais été informée des gestes de violence que ce dernier aurait perpétrés contre sa fille au cours de leurs fréquentations amoureuses.

En fait, elle aurait appris l'ampleur du drame que vivait celle-ci par le biais des journaux. «J'ai peut-être eu des soupçons parce qu'elle n'avait pas l'air heureuse et qu'elle était isolée, mais pas à ce point. Je n'ai été informée de rien», a-t-elle déclaré.

À la suite des premiers articles portant sur l'arrestation de William Labranche en 2015 pour voies de fait et agressions sexuelles sur une autre présumée victime, sa fille l'aurait alors appelée pour lui annoncer qu'elle allait porter plainte à la police elle aussi. «Elle m'a dit qu'elle aurait dû le faire avant, mais qu'elle n'avait pas voulu me faire de la peine», a-t-elle ajouté. 

Dans le cadre du procès de l'individu, elle a d'ailleurs raconté que sa fille avait changé radicalement lorsqu'elle avait commencé à le voir.

«Elle n'était plus la petite fille émerveillée, capitaine de ses équipes de sport, deuxième de classe. J'ai essayé de la questionner et de lui rappeler l'importance d'agir pour elle et non pour les autres, mais ce n'était plus la même fille du tout », a-t-elle indiqué, précisant aussi qu'elle avait perdu beaucoup de poids et qu'elle portait souvent des vêtements amples.

Leur relation mère-fille aurait également changé puisque la communication était devenue quasi inexistante entre elles. «Elle n'était plus disponible et ne répondait plus au téléphone. Je ne pouvais même plus la texter. Pour la voir, j'allais à son travail», a-t-elle précisé. 

Plus tôt dans la journée, d'autres témoins sont venus corroborer certains faits allégués par cette présumée victime. C'est le cas de deux anciennes voisines qui demeuraient dans le même immeuble. L'une d'elles se rappelle d'avoir entendu souvent des cris en provenance de leur appartement, et ce, à raison de trois à quatre fois par semaine. 

«Ça criait assez fort pour que je sois obligée de monter le volume de la télévision», a-t-elle mentionné. Selon elle, il l'aurait battue à plusieurs reprises. 

«De toute façon, il s'en vantait lui-même qu'il la tapait. C'était dégueulasse et inacceptable. J'en avais peur», a-t-elle ajouté. Même son de cloche d'une autre voisine qui a souvent entendu la jeune femme crier et pleurer, implorant le suspect de ne pas la frapper.

Un autre voisin a qualifié Labranche comme un dominant qui utilisait des termes disgracieux pour parler de sa copine. Il se rappelle être venu en aide à la jeune fille à l'hiver 2012-2013. 

Selon lui, elle était arrivée chez lui en pleurant. Elle n'avait même pas de souliers aux pieds. Sans poser des questions, il lui avait offert de dormir chez lui. Le lendemain matin, le suspect était venu la chercher en la prenant par le bras. 

Par ailleurs, un citoyen Nicholas Labrie a raconté avoir été obligé de contacter les policiers dans la nuit du 15 octobre 2012 après avoir été témoin de la violence physique perpétrée par le prévenu contre la jeune femme sur un trottoir. Il l'aurait vu tirer celle-ci par le bras alors qu'elle tentait de s'enfuir et lui avoir donné des coups.

«C'était flagrant. De la violence pure et simple. J'aurais aimé que les policiers en fassent plus, mais elle n'avait pas voulu porter plainte contre lui», a-t-il mentionné. 

Gabriel Villemure Lavallée a pour sa part indiqué en cour qu'il avait dragué la jeune femme en lui envoyant plusieurs textos même si elle fréquentait Labranche.

Ses propos lui ont d'ailleurs valu (selon sa propre expression) des «gros yeux» de la part du suspect assis dans le box des accusés ce lundi. Elle lui aurait par contre demandé d'arrêter de la texter sous prétexte que cela allait être pire pour elle. Il aurait finalement cessé lorsque Labranche lui a envoyé un message sans équivoque pour qu'il lâche sa «blonde».

Mardi, la deuxième présumée victime devrait commencer à témoigner.




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