Coupable de voies de fait contre des policiers

Nathalie Morin, une habituée du système judiciaire, plaide coupable à... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Nathalie Morin, une habituée du système judiciaire, plaide coupable à différents chefs d'accusation de voies de fait et de menace contre des policiers de Trois-Rivières.

Les faits reprochés à cette femme de 50 ans se sont déroulés en juin 2015. À leur deuxième visite de la journée au domicile de Morin, les policiers l'ont trouvée en état de psychose toxique. 

En état de crise, elle a ouvert la porte aux policiers, a balancé une chaise dans leur direction et a crié à une policière: «Ma te tuer, ma chienne».

Selon le rappel des faits évoqué jeudi au palais de justice de Trois-Rivières, Nathalie Morin a tenté de cracher sur des policiers et de les mordre.

La femme a aussi plaidé coupable à des accusations de voies de fait, de menace et de vol contre un individu pour des actes commis en mars 2016 à Trois-Rivières. Elle accompagnait alors un homme qui voulait s'en prendre à un autre individu. Des biens subtilisés ont été retrouvés au domicile de la femme.

Elle a aussi reconnu sa culpabilité d'avoir eu de la cocaïne en sa possession en mars 2016 et d'avoir proféré des menaces à l'endroit de son voisin en mai 2015.

Celle qui a suivi une thérapie récemment possède plusieurs antécédents judiciaires. Depuis 2009, elle a été condamnée pour des dossiers de voies de fait, de vols de moins de 5000 $, de possession de stupéfiants et de bris de condition.

La juge Dominique Slater a ordonné la confection d'un rapport présententiel. La cause de Nathalie Morin reviendra en cour le 18 juillet.

Bolduc demeure détenu

Stéphane Bolduc devra demeurer derrière les barreaux en attendant la suite des procédures, lui qui serait impliqué dans des dossiers de vols et de recel.

L'enquête sur caution de ce Trifluvien de 47 ans s'est déroulée jeudi au palais de justice de Trois-Rivières. Selon les informations fournies par la Couronne, Bolduc aurait été au volant d'un véhicule pour conduire un autre individu qui aurait commis des vols dans des quincailleries, notamment le 27 mars dernier à Trois-Rivières.

Le 6 décembre 2016, il aurait conduit une voiture et attendu une femme qui aurait commis un vol dans un supermarché trifluvien. Bolduc et un autre individu ont été interceptés par la police à Trois-Rivières dans la nuit du 18 septembre 2016 avec plus de 200 mètres de fil de cuivre dans la voiture.

Me Pierre Spain, l'avocat de Bolduc, a exposé le fait que son client n'est pas celui qui a commis les vols. De plus, l'histoire entourant la découverte de fil de cuivre n'est pas claire, selon lui, car la version de Bolduc est qu'il a trouvé ce matériau dans un conteneur.

La conjointe de Bolduc se disait prête à garantir le respect des conditions si celui-ci était remis en liberté. Elle était d'accord à verser 500 $ pour que son conjoint revienne à la maison et pour le surveiller.

Me Martine Tessier, avocate de la poursuite, a rappelé à la juge Dominique Slater les antécédents judiciaires de Bolduc pour des histoires de vol, de recel, de harcèlement et d'introduction par effraction. Elle a ajouté que si Bolduc ne s'était pas trouvé à conduire un autre individu pour que celui-ci commette des vols, selon la version de la poursuite, tout cela ne se serait pas produit.

Le tribunal a relevé que Bolduc a un mode de vie oisif et qu'il n'évolue pas dans un milieu qui assurerait le contrôle des conditions de remise en liberté. Voilà pourquoi la juge Slater a ordonné sa détention et a fixé au 13 avril le retour de cette cause devant la justice.




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