Procès de William Labranche: une première présumée victime témoigne

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William Labranche fait face à une trentaine de chefs d'accusation pour des agressions sexuelles.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès de William Labranche, accusé d'avoir agressé sexuellement et violenté deux jeunes femmes entre 2011 et 2015, a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières avec le témoignage de l'une des présumées victimes.

Cette dernière a raconté comment elle s'était retrouvée sous le joug de cet individu au cours de leur relation amoureuse, au point de se voir infliger plusieurs sévices sexuels. En effet, peu de temps après qu'ils eurent commencé à se fréquenter en 2011, il aurait fait preuve d'un comportement pour le moins inhabituel, notamment lorsqu'il a vu ses seins.

«Sa réaction a été très intense. Il a sauté sur mes seins comme s'il n'en avait jamais vu de sa vie. Il les a agrippés et mordus au point que le lendemain j'avais des bleus partout. J'étais sous le choc. Je ne pouvais pas croire que ça pouvait arriver», a-t-elle expliqué. 

Peu de temps après, il l'aurait aussi sodomisée, et ce, malgré son absence de consentement. Elle soutient en effet lui avoir dit non, mais qu'il n'en aurait pas tenu compte sous prétexte qu'elle devait se soumettre pour satisfaire son homme.

«Je vivais un tel sentiment d'infériorité! Être ainsi complètement dominée par quelqu'un que je venais de connaître», a-t-elle ajouté, avouant du même coup avoir été blessée. 

Plus le temps passait et plus les relations sexuelles seraient devenues violentes. Elle a ainsi raconté qu'il aurait utilisé un fouet avec des languettes à une dizaine de reprises. Il l'aurait ainsi forcée à se mettre dans une position de soumission pour ensuite lui infliger une dizaine de coups. Si elle se plaignait ou bougeait, il augmentait le nombre de coups pour la punir.

Elle a soutenu lui avoir dit d'arrêter, car ça lui faisait mal, mais il n'en aurait pas tenu compte. Pas plus que les marques rouges qu'elle avait sur les fesses, le dos et les cuisses.

«Même si je disais non, il voulait que ça fonctionne comme ça. C'était comme s'il avait fait une check-list de choses à expérimenter. Je ne me sentais pas respectée, plutôt comme objet qui n'avait pas le droit de parole», a-t-elle indiqué. 

De même, il aurait filmé son intimité pour ensuite utiliser cette vidéo comme un outil de chantage. En larmes, elle a mentionné qu'à cette époque, elle avait été incapable de le laisser en raison de la peur qu'il lui inspirait. 

Même dans sa vie personnelle, il se serait montré particulièrement dominateur et manipulateur au point de l'isoler de tous ses proches. Son emprise était telle qu'il voulait toujours savoir ce qu'elle faisait, l'obligeant du même coup à lui fournir ses mots de passe pour lire ses messages privés. 

Son témoignage va se poursuivre mardi.

Plus tôt dans la journée, la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, a par ailleurs ouvert un voir-dire en faisant témoigner deux femmes qui auraient également eu des relations sexuelles plutôt brutales avec Labranche sans pour autant avoir porté plainte. Elle entend faire une preuve de faits similaires. Le juge Jacques Trudel aura éventuellement à rendre une décision sur le sujet. 

Rappelons que Labranche, qui est défendu par Me Pénélope Pronvencher, aurait fait deux victimes. Il fait face à 38 chefs d'accusation dont agressions sexuelles armées, agressions sexuelles causant des lésions, voies de fait armées, voies de fait simples, séquestrations, menace de mort, introduction par effraction et méfait.




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