Une centaine de bêtes périssent à Saint-Célestin

La ferme Malurin est une perte totale.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La ferme Malurin est une perte totale.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Célestin) «Un agriculteur, ça a toujours un bon moral, jusqu'à preuve du contraire.»

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Le propriétaire de la ferme Malurin et maire de Saint-Célestin Village, Maurice Morin, garde le moral malgré la perte qu'il vient de subir.

François Gervais, Le Nouvelliste

Voilà comment le propriétaire de la ferme Malurin, Maurice Morin, a réagi au lendemain de l'incendie qui, dimanche soir, a fait périr une centaine de bêtes. Celui qui est également maire de Saint-Célestin Village n'a toujours pas pris la décision de reconstruire le bâtiment complètement rasé par les flammes. Une perte totale qui s'évalue d'ailleurs dans les sept chiffres.

Selon le directeur du Service des incendies, Martin Houle, les 16 pompiers de la localité ont reçu l'aide d'une vingtaine de collègues provenant de Saint-Wenceslas, Sainte-Eulalie et Bécancour. L'appel avait été reçu à 19 h 05 dimanche soir. Même si la cause exacte reste méconnue, la thèse d'un incendie criminel est écartée.

«Les employés étaient en train de faire la traite. J'étais chez moi, je m'apprêtais à prendre mon café dans le salon, j'ai vu monter la fumée en arrière de la laiterie. Je suis allé les avertir que le feu était pris. J'ai essayé d'éteindre ça dans le coin, mais c'était peine perdue. Ça a monté dans la paille, ça a fait très vite. Ça a pris comme une boîte d'allumettes. On a appelé les pompiers un peu partout.

Ils ont fait une bonne job de professionnels. Au moins, ils ont sauvé la maison, qui est à 50 pieds, et le garage. Ils n'ont jamais manqué d'eau. Cela a marché comme sur des roulettes. C'était très bien. Ça aurait pu être encore pire», a raconté l'homme de 70 ans qui avait acquis la ferme de son père en 1982.

«Je suis la quatrième génération. C'était la vieille maison des Morin. Le grand-père de l'ancien député est venu au monde ici», renchérit-il.

Si une centaine de bêtes ont brûlé, M. Morin peut se consoler qu'une vache et que deux génisses aient été sauvées. «Et il y en a une soixantaine dans une autre étable qu'on a bâtie l'été passé», a-t-il souligné.

Or, ce malheur survient au moment même où la ferme Malurin pouvait compter sur une relève, avec les deux employés. «On avait fait une petite compagnie pour les encourager. On était parti sur le bon bord, ça allait très bien. Le neveu de mon épouse était là depuis 25 ans et l'autre employé, depuis six, sept ans», explique-t-il.

Et pour Maurice Morin, l'année 2017 risque de s'avérer déterminante pour une autre raison: elle pourrait bien marquer la fin d'une carrière politique de 40 ans au niveau municipal, à la tête de Saint-Célestin Village. «Ma décision était prise que je ne me représentais pas. Mon temps était fait», a confié le vétéran politicien. Peut-il changer d'idée? «On ne sait jamais, mais pour le moment, ça s'en irait de ce côté-là.» 

Interrogé au sujet de son état d'âme, au lendemain de l'incendie, ce dernier a admis que «c'était pire». «On réalise tranquillement. Dimanche, on était sur l'adrénaline», admet le maire.

Qu'en est-il de reconstruire? «Je n'ai rien décidé. C'est trop rapide. Il va falloir rassembler les intervenants et on va s'occuper de ça», a conclu le premier magistrat, qui venait d'échanger avec les assureurs.




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