Vol dans une pharmacie: «Ça s'est passé très vite»

Le policier de la SQ, Alain Côté.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le policier de la SQ, Alain Côté.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) Même en congé, un policier doit protéger la vie et la sécurité des citoyens. S'il est témoin d'un acte criminel, il interviendra pour faire son devoir.

C'est exactement ce qu'Alain Côté a fait lundi, alors qu'il n'a pas hésité à appréhender le suspect d'un vol à main armée pour obtenir des narcotiques dans une pharmacie Jean Coutu du secteur Grand-Mère, à Shawinigan. Ce policier d'expérience de la Sûreté du Québec (SQ) est toujours très passionné par son métier hors du commun. 

Lundi matin, Alain Côté s'est rendu avec sa conjointe à la pharmacie pour y faire quelques achats. Après quelques instants dans le commerce, il a constaté que des employés vêtus de sarraus blancs quittaient le comptoir des ordonnances rapidement.

Ils avaient le regard terrifié. «Ils s'en venaient dans les allées vers l'avant de la pharmacie. Et ils avaient l'air paniqués», se souvient le policier. «J'étais à ce moment à l'avant de la pharmacie avec ma conjointe et d'autres clients. Les employés chuchotaient pour dire qu'il y avait un voleur à l'arrière et étaient paniqués. Ils nous demandaient de sortir à l'extérieur de l'établissement.»

Calmement, le patrouilleur de la SQ a indiqué à sa conjointe de sortir de la pharmacie avec les autres clients. Le policier venait, en quelque sorte, de «sortir» de son congé. «J'ai dit à ma femme que j'allais l'attendre, tout simplement», indique-t-il calmement. 

Alain Côté a alors évalué les lieux afin de repérer l'endroit parfait pour procéder à l'arrestation du suspect. Il cherchait un endroit adéquat qui limitait les risques de blessures pour lui et le présumé voleur.

«Je me suis positionné près de la porte de sortie et je voyais l'individu qui s'en venait dans l'allée centrale. À ce moment, je ne savais pas quel genre de vol il avait fait ou s'il était armé. Je n'avais aucun détail ni information. Ça s'est passé très vite», avoue le policier. 

Le patrouilleur se souvient du suspect qui venait vers lui avec un pas décidé et un regard furtif. Il avait le regard d'un «homme qui voulait quitter les lieux rapidement».

«Lorsqu'il est arrivé à ma hauteur, je l'ai empoigné par l'épaule et j'ai voulu lui dire de me suivre», précise-t-il. «Mais monsieur s'est débattu, donc j'ai appliqué une plus grosse pression.»

À cet instant, tout va vite. Le policier n'a eu d'autre choix que de projeter l'individu au sol, selon les techniques normalement utilisées par les corps policiers, avant de lui appliquer une clé articulaire pour le maintenir immobilisé.

«Je lui ai dit ses droits et qu'il était en état d'arrestation», se souvient-il. «J'ai maîtrisé le suspect jusqu'à l'arrivée des patrouilleurs.» 

Bien sûr, cette intervention s'est faite alors que le policier portait ses habits civils. Il n'avait pas son arme, ses menottes ou son gilet pare-balles. Malgré tout, cela n'a pas découragé Alain Côté d'agir.

«C'est la première fois que je vivais ça, alors que j'étais en congé. Je n'étais pas identifié comme policier, sauf que nous avons des techniques d'intervention dans des cas comme ça. C'est ce que j'ai fait», précise-t-il en avouant qu'il n'était pas du tout nerveux. 

Le suspect dans cette affaire a été accusé lundi de vol à main armée. Kevin Baril, 32 ans, demeure toutefois détenu jusqu'à son enquête sur remise en liberté prévue mercredi. 

Alain Côté est policier depuis 1986. Entre 1986 et 2002, il était policier-pompier au défunt service de Shawinigan. Depuis l'intégration du corps policier à la Sûreté du Québec, il continue son travail de patrouilleur. Il affirme qu'il adore son métier et qu'il n'a pas du tout l'intention de prendre sa retraite. 

Ce n'était pas la première fois qu'Alain Côté faisait preuve de sang froid. En mars 1990, il était parmi les premières personnes à intervenir lors de l'incendie de la place du Marché, à Shawinigan.

Alors que les flammes faisaient rage, il est monté dans une échelle pour aider deux personnes à sortir du bâtiment en flamme. Cette journée, il a permis d'évacuer trois personnes. Peu après, une violente explosion s'est fait entendre. 

De plus, il y a quelques mois, Alain Côté est venu en aide à un motoneigiste diabétique qui se trouvait en situation d'hypoglycémie. Le policier lui a permis de retrouver un état stable en lui offrant un bonbon qu'il avait sur lui.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer