Accident de travail mortel à Saint-Tite: «Le service n'a pas dévoilé quoi que ce soit»

Un bâtiment de la ferme Pittet s'est effondré... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Un bâtiment de la ferme Pittet s'est effondré le 22 février.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le rapport de la CNESST sur le décès de César Ariel Garcia Garcia sous un bâtiment de la ferme Pittet de Saint-Tite sera vraisemblablement déposé à la fin de l'été. D'ici là, la Régie des incendies Centre-Mékinac se gardera bien de commenter le dossier, elle qui affirme ne jamais avoir dit que ce drame aurait pu être évité.

Ce Guatémaltèque de 34 ans a perdu la vie le 22 février lorsqu'un bâtiment de la ferme s'est effondré. Les recherches ont duré plus de 24 heures. Les intervenants ont retrouvé le corps inanimé du travailleur de la ferme.

Le frère de la victime, Angel Garcia Garcia déclarait dans l'édition du 9 mars du Nouvelliste que cet accident aurait pu être évité.

«Même les pompiers et les paramédics nous l'ont dit», a dit M. Garcia lors d'une entrevue accordée à La Voix de l'Est. 

René Tourigny, directeur de la Régie des incendies Centre-Mékinac, déclare plutôt que cette information n'a jamais été transmise à la famille de M. Garcia.

«En aucun temps, le service n'a dévoilé quoi que ce soit. J'ai parlé au directeur des opérations des paramédics et il n'a jamais dit ça. Le service d'incendie se dissocie de tout ça», a dit M. Tourigny.

M. Tourigny n'écarte pas la possibilité qu'un pompier ait pu, de façon individuelle, faire un commentaire allant dans ce sens. Il croit que cette déclaration du frère de la victime est le résultat de ragots de village.

«On n'est pas des ingénieurs en infrastructure. Notre travail est de retracer la personne manquante, point à la ligne. C'est souvent du commérage, le téléphone arabe. M. Garcia ne parle pas le français. Comment veux-tu que quelqu'un lui ait dit ça? C'est quelque chose qui lui a été rapporté», ajoute M. Tourigny.

Selon le service des communications de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, il faut compter environ six mois pour conclure une enquête. L'organisme ne laisse filtrer aucune information durant l'enquête. 

«Le rapport de la CNESST fera foi de tout, estime M. Tourigny. Les gens de la CNESST le commenteront et c'est là qu'on va se faire une tête.»

Une messe pour la victime

Par ailleurs, une célébration aura lieu samedi à 11 h à l'église de Saint-Tite à la mémoire de César Ariel Garcia Garcia. La messe est offerte par la famille Pittet.




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