Libération de Jonathan Chaussé: pas de décision avant vendredi

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(Trois-Rivières) Jonathan Chaussé, cet individu de 18 ans soupçonné d'avoir proféré des menaces qui ont mené à la vaste opération policière et au confinement de 750 élèves dans le secteur Cap-de-la-Madeleine vendredi dernier, saura ce vendredi s'il pourra reprendre sa liberté ou s'il devra demeurer détenu pour la suite des procédures. La défense, représentée par Me Yvan Braun, a voulu démontrer au tribunal, mardi, qu'elle détenait les garanties nécessaires pour assurer la sécurité du public s'il était remis en liberté, notamment en faisant témoigner la mère de l'accusé.

Visiblement ébranlée par les événements qui sont survenus vendredi dernier, Lucie Chaussé a expliqué au tribunal le parcours de son garçon, qui a connu plusieurs problèmes au niveau comportemental depuis son plus jeune âge. Diagnostiqué dysphasique à l'âge de 3 ans, le jeune homme souffrirait aussi d'un trouble du déficit de l'attention. Selon sa mère, son jugement serait «extrêmement faible», si bien qu'il ne serait pas en mesure de se trouver un travail en ce moment. Le jeune homme, qui pleurait dans le box des accusés lors du témoignage de sa mère, a déjà été médicamenté pour contrôler son humeur, mais a cessé de prendre sa médication il y a quelques mois, quand il a quitté le foyer familial pour aller s'installer en appartement.

Mme Chaussé a relaté les nombreuses démarches entamées au cours des années pour tenter de venir en aide à son fils, qui semblait avoir du mal à contrôler sa colère. Une ordonnance de non-publication nous empêche cependant de dévoiler les détails de ces démarches entreprises par la mère. Il aurait proféré plusieurs fois des insultes aux membres de sa famille, en plus de frapper dans les murs lorsqu'il vivait une contrariété. La prise d'une médication adéquate l'aidait toutefois, constate-t-elle.

Il semblait s'être repris en main en septembre dernier, et avait même choisi de reprendre ses études secondaires. C'est à ce moment qu'il a voulu se prendre un appartement. Or, de mauvaises fréquentations ainsi que de nouveaux problèmes de consommation de cannabis auraient fait en sorte de le faire replonger, et ce, malgré de très nombreuses tentatives de sa mère afin qu'il continue de prendre sa médication et revienne dans le droit chemin.

Lucie Chaussé a maintenu au tribunal qu'elle souhaitait le reprendre chez elle s'il était remis en liberté, qu'il serait sous sa surveillance, qu'elle s'assurerait qu'il prenne sa médication, qu'elle couperait son accès aux réseaux sociaux et qu'elle était même prête à prévenir la police si quelque chose de négatif devait se produire. Elle affirme aussi pouvoir compter sur l'aide d'un intervenant du CIUSSS, qui pourrait possiblement être entendu par le tribunal vendredi, avant que le juge ne rende sa décision. 

De son côté, Jonathan Chaussé a maintenu qu'il souhaitait retourner chez sa mère et qu'il avait pris conscience de l'importance de prendre sa médication. Il a d'ailleurs eu du mal à retenir ses larmes lorsqu'il a mentionné à quel point sa mère avait toujours été là pour lui.

Plus tôt dans la journée, la Couronne a fait entendre un enquêteur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, qui a procédé à l'interrogatoire de la présumée victime dans cette histoire, une jeune fille de 14 ans. Cette dernière soutient qu'en décembre, lors d'une soirée chez Jonathan Chaussé, il lui aurait pointé un pistolet à plomb sur la tête, avant de tirer un coup dans le mur, à côté d'elle. 

Lors de la perquisition du domicile du suspect, au moins trois trous auraient été retrouvés par les policiers dans les murs de l'appartement, dont un qui contenait toujours un plomb. Des plombs ont également été retrouvés dans l'appartement, ainsi que des bombonnes de CO2. Cependant, l'arme en cause dans cette histoire n'a pas été retrouvée. Elle aurait été vendue au père du colocataire de M. Chaussé, qui l'aurait ensuite remise à son fils. Ce dernier aurait jeté l'arme dans une poubelle du centre-ville de Trois-Rivières, selon les témoignages recueillis par l'enquêteur.

Le juge Jacques Trudel rendra sa décision vendredi après-midi, à savoir s'il remettra ou non le jeune homme en liberté en attendant la suite des procédures intentées contre lui.




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