Agressions sexuelles et vols: 14 mois de prison pour Jonathan Gobeil

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(La Tuque) Jonathan Gobeil a reçu sa sentence, lundi, au palais de justice de La Tuque. Il a été condamné à un total de 14 mois d'emprisonnement pour l'ensemble de ses dossiers en matière de vols et d'agressions sexuelles.

«Vous n'êtes clairement pas sur une bonne lancée», a mentionné la juge Guylaine Tremblay.

Cette dernière a condamné Jonathan Gobeil à 14 mois de prison moins les 78 jours d'emprisonnement préventif. Il devra par la suite se soumettre à une ordonnance de probation de deux ans, dont un an avec suivi. 

«Je pense qu'un suivi en probation va être judicieux dans ce dossier-là pour vous aider», a noté la juge Tremblay.

Jonathan Gobeil sera également inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité et il devra fournir un échantillon d'ADN. Il ne pourra pas communiquer avec les deux victimes dans les dossiers d'agression sexuelle, et ses complices dans les dossiers de vols.

L'avocate de la défense, Me Chloé Morin Defoy, avait demandé 14 mois d'emprisonnement pour son client. Elle avait insisté sur le fait que Jonathan Gobeil était un aidant naturel pour son grand-père.

«Son grand-père le supporte à chacune des dates depuis 2015, parce que lui aussi reconnaît que Jonathan le supporte beaucoup. [...] Il a des problèmes de santé et les prochains mois vont être difficiles sans la présence de son petit-fils», a-t-elle mentionné.

Le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault, pour sa part demandait deux ans moins un jour d'emprisonnement. Il a souligné plusieurs facteurs aggravants. Il a noté ses antécédents en matière de vol et de violence et la gravité subjective des crimes.

«Les vols dans les chalets sont un fléau dans la région. Il faut en tenir compte aussi», a-t-il noté.

Ce dernier a également souligné que le risque de récidive dans les dossiers de nature sexuelle n'était pas écarté.

«Je ne dis pas qu'il est élevé. On ne le sait pas [...] Il a eu deux victimes à deux dates différentes, c'est un facteur aggravant», a-t-il noté.

En juin dernier, Jonathan Gobeil avait plaidé coupable aux deux accusations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui. Des enquêteurs avaient alors raconté que, lors de l'interrogatoire au poste de police, l'accusé avait demandé une feuille pour écrire sa déposition. Ils ont dû intervenir après avoir laissé l'accusé seul. Les autorités avaient eu peur que Jonathan Gobeil s'étouffe avec ladite feuille, sur laquelle il avait eu le temps de rédiger un paragraphe. 

«Il n'avait pas d'eau pour avaler», avait témoigné la policière.

L'accusé avait aussi reconnu sa culpabilité en février pour une série de vols avoisinant les 20 000 $ en octobre 2016.

Il a également plaidé coupable, lundi, à une autre accusation de vol commis en octobre 2016, soit le vol d'une camionnette F150.




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