Marcel Gauvin: «Je n'ai jamais agressé personne»

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(La Tuque) Le procès de Marcel Gauvin, un des anciens propriétaires du bar l'Influence accusé d'agression sexuelle et d'avoir commis un acte de grossière indécence en 1986, a repris, jeudi, au palais de justice de La Tuque après que la juge Dominique Slater eut rejeté la requête en arrêt des procédures présentée la veille.

«Le tribunal considère que rien dans la preuve et dans les observations présentées par la défense ne permet de conclure à une violation des droits de l'accusé», a affirmé la juge Dominique Slater en rejetant la requête.

La défense a fait entendre trois témoins, jeudi, dont l'accusé. Dans son témoignage, Marcel Gauvin a insisté à plusieurs reprises pour dire qu'il n'avait jamais agressé la plaignante.

«Je n'ai jamais agressé personne. Je n'ai jamais battu, violé ou agressé sexuellement aucune femme, jamais», a-t-il lancé.

«Je ne me souviens pas si j'ai eu une relation sexuelle avec elle à cette époque-là. Je n'ai pas de souvenirs de ça [...] Ça fait 30 ans, les souvenirs ne sont pas évidents», a-t-il dit.

Par ailleurs, l'accusé a affirmé se souvenir de cette soirée de l'Halloween 1986 en raison du déguisement de la plaignante. Il se souvient de la robe de mariée. Cette robe a d'ailleurs fait l'objet d'une expertise.

Marcel Gauvin a également assuré qu'en aucune occasion la plaignante n'était allée chez lui pour faire des sandwichs qui étaient servis au bar dont il était le propriétaire.

«C'était un traiteur [...] C'est faux et archifaux, ça n'a jamais été fait chez nous», a-t-il affirmé.

M. Gauvin a fait savoir qu'il ne se souvenait pas de quelle façon il avait rencontré la plaignante, mais il a confirmé qu'elle était allée dormir chez lui à deux reprises.

«Il y avait beaucoup de monde qui venait dormir chez nous», a-t-il précisé.

L'accusé a souligné qu'il n'avait aucun souvenir d'être allé reconduire la plaignante chez elle après les événements, comme elle l'avait affirmé dans son témoignage, pas plus de l'avoir contactée par téléphone par la suite.

Il a toutefois avoué en contre-interrogatoire que c'était possible qu'il soit allé la reconduire, mais qu'il «n'avait pas de souvenir de ça».

Il a aussi admis que c'était possible qu'il ait eu une relation sexuelle avec la présumée victime, mais qu'il ne s'en souvenait pas.

Marcel Gauvin a également avoué sous les questions du procureur de la Couronne qu'il était un homme à femmes et qu'il trouvait la plaignante jolie.

L'accusé a confessé, toujours lors du contre-interrogatoire, qu'il avait consommé de la cocaïne pendant quelques mois à l'été 1986.

Une ancienne conjointe de l'accusé, et ancienne employée du bar, s'est également amenée à la barre. Elle a décrit l'appartement dans lequel restait l'accusé en 1986 avec précision. La dame a affirmé que Marcel Gauvin était un homme respectueux et aidant. Elle a aussi noté que sexuellement, elle n'avait aucun reproche à lui faire. 

En contre-interrogatoire, elle a confié que l'accusé était un ami et elle a admis avoir eu des discussions au sujet de l'événement.

«Pour moi c'était une invraisemblance. [...] Je ne peux pas l'imaginer faire un acte pareil», a-t-elle commenté.

La belle-soeur de Marcel Gauvin, qui résidait en dessous de l'appartement où aurait eu lieu l'agression sexuelle, a été la dernière à témoigner. Il a été question, entre autres, de la configuration de l'intérieur de la maison et d'insonorisation.

«J'aurais entendu des cris de détresse, c'est évident surtout la nuit, surtout avec un bébé je dormais juste sur une oreille. Je n'ai rien entendu», a mentionné la dame. 

«Jamais je ne serais pas venue en aide à une personne en détresse, jamais», a-t-elle ajouté.

Plus tôt dans la journée, la juge Dominique Slater a rendu sa décision sur le voir-dire, frappé d'une ordonnance de non-publication, sur l'admissibilité d'une déclaration extrajudiciaire faite aux policiers par l'accusé. Elle a conclu que la déclaration n'était pas admissible.

La Couronne a clos sa preuve par la suite en faisant entendre son dernier témoin, c'est-à-dire l'enquêteur au dossier. Les plaidoiries des parties auront lieu vendredi.




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