Sirop d'érable: huit ans de prison sont réclamés

Avick Caron... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Avick Caron

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Couronne réclame qu'une peine de huit ans de prison soit imposée à Avik Caron, un individu considéré comme l'une des têtes dirigeantes dans le dossier du vol de 18,7 millions $ en sirop d'érable.

Me Julien Beauchamp-Laliberté, procureur aux poursuites criminelles et pénales, voudrait également que le tribunal lui ordonne de payer des amendes compensatoires à la confiscation des produits de la criminalité pour un total de 4 378 114,38 $, soit 3,5 millions $ en lien avec le vol de sirop d'érable et 878 114,38$ pour une fraude à la compagnie d'assurances l'Industrielle Alliance. 

S'il ne peut payer ce montant, il suggère une peine de cinq ans de prison consécutifs. Il a aussi demandé la confiscation des 10 000 $ qu'il a déposés en caution.

En janvier dernier, Avik Caron avait plaidé coupable à des chefs de vol et de trafic de sirop entre 2011 et 2012. Par le fait même, il avait aussi admis avoir fraudé la compagnie d'assurances pour laquelle il travaillait entre 2010 et 2011 en gonflant le montant des polices.

La preuve a démontré qu'Avik Caron est celui qui a planifié le vol des barils de sirop d'érable à l'entrepôt loué par la Fédération à Saint-Louis-de-Blandford. Le bâtiment appartenait notamment à son ex-conjointe.

Par l'intermédiaire d'un complice, Sébastien Jutras, il a alors été référé à Richard Vallières dont le rôle a consisté à revendre le sirop sur le marché noir et à l'exporter aux États-Unis. Une entente était donc intervenue entre les deux hommes sur le prix de vente des barils, soit environ 1000 $.

En 2011 et 2012, quelque 9571 barils contenant 5,9 millions de livres de sirop ont donc été volés.

Lors des plaidoiries sur sentence, Caron a cependant affirmé ne pas être la tête dirigeante de ce vol mais plutôt un simple surveillant. À plusieurs reprises, il a tenté de minimiser ses actions tant dans le vol du sirop que dans la fraude à l'Industrielle Alliance.

Il a également indiqué qu'un haut placé de la Fédération des producteurs acéricoles (dont on doit taire le nom car il n'a pas été arrêté) avait appris le déroulement du vol et exigé qu'une quote-part de 12 000 $ lui soit versée pour chaque voyage d'une centaine de barils.

Par la suite, Caron soutient que le vol aurait cessé à la fin novembre 2011. Toujours selon lui, il a dû reprendre les activités illicites au début de 2012 à cause des pressions exercées par la mafia italienne qui venait soudainement d'entrer dans le décor.

Il a aussi prétendu que le vol lui avait rapporté un maximum 430 000 $ mais la preuve policière tend plutôt à démontrer qu'il aurait reçu près de 3,5 millions $.

L'avocate de la défense fera ses plaidoiries le 7 mars.




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