Pornographie juvénile: Claude Richard de retour devant le tribunal

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Claude Richard fait face à des accusations de possession, distribution et d'accession à du matériel de pornographie juvénile pour des événements survenus en 2016 et 2017.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Claude Richard, cet ancien bénévole de la Fondation Cédrika-Provencher qui fait face à des accusations liées à la pornographie juvénile, était de retour devant le tribunal, vendredi, au palais de justice de Shawinigan.

Si lors de sa comparution le 15 février dernier, il n'avait pas d'avocat et se représentait seul, il était maintenant accompagné de Me Karine Bussière pour le représenter. Ils ont demandé au juge Guy Lambert de modifier l'une de ses conditions de remise en liberté, soit celle qui lui interdit de résider à un endroit disposant d'un service Internet. Selon ce qu'on a pu apprendre en cour, le suspect voudrait en effet demeurer chez son frère qui dispose déjà d'une connexion à Internet. Son avocate a donc suggéré au juge de modifier la condition de façon à limiter l'utilisation d'Internet sans que son frère n'en soit privé. Sur ce point, le juge a admis qu'en 2017, Internet était devenu un outil essentiel dans le quotidien des gens.

Or, après des discussions avec la Couronne, la requête a malgré tout été refusée, le juge n'ayant pas eu juridiction. Si Claude Richard veut demeurer chez son frère, ce dernier devra se départir de son service. Sa cause a été reportée au 17 mars. 

Claude Richard fait face à des accusations de possession, distribution et d'accession à du matériel de pornographie juvénile pour des événements survenus en 2016 et 2017.  

Lors d'une perquisition, les policiers de la Sûreté du Québec avaient d'ailleurs saisi du matériel informatique à son domicile afin de l'analyser en profondeur.

On se rappellera que la nouvelle de l'arrestation de Claude Richard avait créé une onde de choc à la Fondation Cédrika-Provencher. Le suspect y était bénévole depuis plusieurs années et avait même été engagé à titre de sous-traitant par la Fondation entre mars 2015 et avril 2016. Il était responsable de la recherche de financement pour le développement d'un projet particulier. Ce contrat a pris fin en avril 2016 et n'a pas été renouvelé. 

Secoué par la nouvelle, Henri Provencher, l'initiateur et président de la Fondation Cédrika-Provencher, avait indiqué qu'aucun facteur ou indice ne laissait présager que Claude Richard pouvait avoir des comportements déviants.  

Lors d'une conférence de presse, il avait pris soin de préciser que Claude Richard n'avait jamais eu affaire aux enfants. «Personne d'entre nous n'a affaire à des enfants. S'il y a des contacts, c'est avec les parents. Le seul moment où il y a des enfants, c'est lors de certaines activités où les parents sont présents. Moi, quand je rencontre des classes de jeunes, c'est toujours en présence de l'enseignante et avec l'accord de la direction de l'école.

L'événement a toutefois incité la fondation à adopter une position encore plus prudente concernant ses efforts de recrutement.




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