Ferme Pittet: le travailleur n'a eu aucune chance

  • Les recherches pour retrouver l'employé de la ferme Pittet coincé sous un bâtiment agricole à Saint-Tite ont pris une tournure dramatique. Le travailleur guatémaltèque de 35 ans a été retrouvé mort sous les décombres jeudi après-midi. (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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    Les recherches pour retrouver l'employé de la ferme Pittet coincé sous un bâtiment agricole à Saint-Tite ont pris une tournure dramatique. Le travailleur guatémaltèque de 35 ans a été retrouvé mort sous les décombres jeudi après-midi.

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  • Plusieurs stratégies ont été utilisées afin de retrouver le travailleur sous les décombres, dont deux équipes canines de recherche. (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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    Plusieurs stratégies ont été utilisées afin de retrouver le travailleur sous les décombres, dont deux équipes canines de recherche.

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  • L'escouade de recherche spécialisée en espace clos du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal est venue prêter main-forte aux pompiers du Centre-Mékinac. (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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    L'escouade de recherche spécialisée en espace clos du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal est venue prêter main-forte aux pompiers du Centre-Mékinac.

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  • Les secouristes ont dû manoeuvrer avec précision et délicatesse lors des recherches afin de ne pas affaiblir la structure du bâtiment de ferme. (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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    Les secouristes ont dû manoeuvrer avec précision et délicatesse lors des recherches afin de ne pas affaiblir la structure du bâtiment de ferme.

    Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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  • Le maire de Saint-Tite André Léveillé a visité le lieu du drame. Il n'avait que de bons mots pour l'entreprise laitière. (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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    Le maire de Saint-Tite André Léveillé a visité le lieu du drame. Il n'avait que de bons mots pour l'entreprise laitière.

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  • Jeudi, quelque 60 personnes étaient sur les lieux du drame. Des policiers, des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec étaient présents, de même que des ambulanciers, en plus des pompiers du Centre-Mékinac. (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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    Jeudi, quelque 60 personnes étaient sur les lieux du drame. Des policiers, des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec étaient présents, de même que des ambulanciers, en plus des pompiers du Centre-Mékinac.

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  • La victime a été transportée à l'hôpital pour constater le décès. (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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    La victime a été transportée à l'hôpital pour constater le décès.

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(Saint-Tite) Les recherches pour retrouver l'employé de la ferme Pittet coincé sous un bâtiment agricole à Saint-Tite ont pris une tournure dramatique. Le travailleur guatémaltèque de 35 ans a été retrouvé mort sous les décombres jeudi après-midi.

Les secouristes ont rapidement constaté que l'homme n'a eu aucune chance de s'en sortir, la structure du bâtiment s'effondrant directement sur lui. 

«Il n'a eu aucune chance, il a été happé par la neige et la structure, a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, Annie Thibodeau. Nous avons retrouvé le corps vers 15 h 40. Il a été transporté à l'hôpital pour constater le décès. L'enquête policière est en cours, sous la loi du coroner, et elle sera par la suite remise à la CNESST, comme c'est un accident de travail.»

Jeudi, quelque 60 personnes étaient sur les lieux du drame. Des policiers, des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec étaient présents, de même que des ambulanciers, en plus des pompiers du Centre-Mékinac.

À la recommandation de la Sécurité civile, l'escouade de recherche spécialisée en espace clos du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal a aussi été dépêchée sur le site.

Ces spécialistes sont arrivés mercredi et ont pris les commandes des opérations, en s'assurant que la structure n'allait pas s'effondrer sur les secouristes. Il s'agissait de la première fois que cette équipe spécialisée se déplaçait à une telle distance de la métropole afin de venir en aide à un service d'incendie.

Quatre pelles mécaniques ont travaillé minutieusement afin de déplacer les débris dans le but de trouver l'homme. Deux équipes canines de l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage ont été mises à contribution, de même que la caméra thermique des pompiers du Centre-Mékinac afin de détecter des points de chaleur.

«On a appelé l'employé par son nom hier soir (mercredi) et ce matin (jeudi). On a fermé tous les moteurs, on a demandé aux badauds d'avoir le silence total. On a fait sonner son cellulaire. Ça n'a rien donné», relate René Tourigny, directeur de la Régie des incendies Centre-Mékinac.

Les recherches ont débuté dans le secteur de travail de l'employé qui était chargé de nourrir les petits veaux. Après avoir parlé à d'autres employés ayant réussi à sortir du bâtiment et qui l'avaient aperçu à un endroit, les recherches ont été concentrées dans ce secteur.

«Ce n'est pas une journée facile quand on fait de la recherche de victime. On avançait petit peu par petit peu pour s'assurer de protéger la scène. Nous avons extirpé des éléments de structure pour avancer jusqu'où on croyait que la victime pouvait être. 

Quand on n'a pas de signe (de décès), il y a toujours un doute qu'il pourrait être vivant. C'est un grand bâtiment et ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de signe que ça ne voulait pas dire qu'il n'était plus vivant», a mentionné Simon Limoges, chef de division du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal.

Le pire possiblement évité

La tragédie qui a mené au décès du travailleur de 35 ans aurait pu être encore plus catastrophique si l'étable, qui peut accueillir 250 bêtes, avait été occupée à pleine capacité. Davantage d'employés auraient alors pu se retrouver à cet endroit.

«La ferme Pittet vient de bâtir une immense étable l'autre côté (de la rue) qui peut accueillir 500 bêtes. La plupart avaient été relocalisées de l'autre côté. C'est pour ça que de ce côté, heureusement, il n'y avait pas 200 ou 250 bêtes, mais seulement 30. Évidemment, qui dit plus de travail à exécuter dit plus de travailleurs. Mais comme il y avait peu de têtes, c'est tant mieux», a indiqué le directeur de la Régie d'incendie du Centre-Mékinac.

Le bâtiment qui s'est effondré mercredi vers 13 h 30 avait été érigé au milieu des années 1990. Une extension avait aussi été construite, à l'arrière, au début des années 2000. Cette portion du bâtiment, légèrement plus large, est toujours intacte. Jeudi, les pompiers ne pouvaient dire à première vue si l'accumulation de neige était l'unique responsable de ce drame ou si une faiblesse au niveau de la structure pouvait être en cause.

Avant de finalement retrouver l'homme malheureusement mort, les intervenants avaient repéré des vaches ayant péri sous les décombres. Certaines bêtes, agonisantes, ont dû être abattues, tandis que d'autres ont été retrouvées vivantes en meilleur état et pourront être sauvées.

L'escouade de recherche spécialisée en espace clos devait d'ailleurs continuer à venir en aide aux pompiers locaux afin de s'assurer que les manoeuvres de secours des animaux soient exécutées de manière sécuritaire. Le propriétaire de la ferme Pittet a d'ailleurs collaboré afin de sortir les bêtes des décombres. La famille a préféré ne pas réagir à la tragédie, jeudi.

Des représentants de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et la sécurité du travail (CNESST) ont aussi été présents, car l'accident est survenu dans un lieu de travail.

«L'enquête est déjà commencée, mais comme il y a une opération de recherches, nous n'avons pas encore recueilli les témoignages des gens qui étaient sur place. Un expert en structure collabore avec nous. Des effondrements de la sorte, c'est peu fréquent, mais cette année il en est survenu plusieurs», a rappelé Lisanne Côté, inspectrice à la CNESST.

Une entreprise de qualité

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé, est venu faire son tour jeudi afin de prendre des nouvelles sur les recherches. Il n'a pas discuté avec la famille Pittet, mais éprouve de la tristesse devant ce qui vient de se passer.

«Quand tu vois le bâtiment écrasé, ça aurait pris un miracle pour le retrouver vivant. C'est dommage. Il y a une perte humaine et c'était comme une petite famille. Ce sont quatre travailleurs qui viennent de l'Amérique centrale et qui travaillent à l'année», raconte M. Léveillé, saluant l'efficacité des pompiers et de tous les intervenants.

M. Léveillé rappelle que la ferme Pittet est une entreprise importante à Saint-Tite. Comptant six employés, en plus de la famille, la compagnie a investi dans ses équipements au fil du temps.

«C'est une ferme à la fine pointe de la technologie.

C'est d'après moi une des plus grosses fermes laitières de Mékinac. Ils ont gagné des prix sur le plan provincial. En plus, je connais ces gens-là. Ce sont des gens qui font de bonnes choses, qui sont collaborateurs avec la Ville quand vient le temps de discuter de réglementation, d'expansion. C'est une belle entreprise agricole.»

Claire Desaulniers et Alphonse Pittet ont été les premiers producteurs de lait en Mauricie à adopter l'automatisation de la traite des vaches il y a près de 15 ans par le biais de quatre robots.

La ferme Pittet s'est illustrée au gala annuel de la Chambre de commerce de Mékinac en remportant des prix en 2006, en 2011 et en 2015.




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