Sirop d'érable: de lourdes peines sont réclamées

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Richard Vallières

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Nancy Massicotte
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(Trois-Rivières) Compte tenu de l'ampleur du vol de sirop d'érable, la Couronne réclame des peines d'emprisonnement sévères et des amendes particulièrement salées pour Richard Vallières, Raymond Vallières et Étienne Saint-Pierre.

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Raymond Vallières

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Étienne Saint-Pierre

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Dans le cadre des plaidoiries sur sentence, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Julien Beauchamp-Laliberté, a en effet insisté sur l'importance de leur imposer des peines lourdes et de les forcer à rembourser les produits de la criminalité qu'ils ont obtenus parce que «le crime ne paie pas».

Ainsi, dans le cas de Richard Vallières, considéré comme l'une des têtes dirigeantes de ce vol de 18,7 millions $ commis entre 2011 et 2012 dans l'entrepôt de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec à Saint-Louis-de-Blandford, la Couronne souhaite que le juge Raymond W. Pronovost lui impose une peine de huit ans de prison. Rappelons que Vallières avait été déclaré coupable de vol, fraude et trafic de biens recelés au terme d'un procès devant juge et jury.

La Couronne souhaite également qu'il soit obligé de verser conjointement avec son père, Raymond Vallières, (reconnu coupable pour sa part de possession dans le but de trafic de sirop recelé) un dédommagement de 18 540 521 $ dans un délai de 10 ans à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Mais c'est loin d'être tout. Elle veut aussi que Richard Vallières paie la somme de 9 398 498 $ dans un délai de huit ans à titre d'amendes compensatoires pour les produits de la criminalité.

À défaut du paiement de cette amende, on voudrait qu'il purge 10 ans de prison consécutifs. Du même coup, un débat est en cours sur une somme de 606 000 $ qu'il détiendrait dans un compte bancaire aux États-Unis et qui fait l'objet d'une ordonnance de blocage. Une tierce personne qui aurait prêté à Vallières la somme de 800 000 $ dans le passé a d'ailleurs entrepris des démarches pour mettre la main sur cet argent.

Me René Duval, à la défense, suggère plutôt une peine de prison se situant entre trois et cinq ans. Quant aux montants d'argent réclamés de part et d'autre, Me Duval soutient que son client n'a pas la capacité de payer. N'oublions pas que Revenu Québec lui réclame également 4,1 millions $.

En ce qui concerne Raymond Vallières, la peine de prison demandée par la Couronne est de trois ans. Outre le dédommagement à la victime, il pourrait également être soumis à une amende compensatoire de 200 000 $ à défaut de quoi, il purgerait deux ans de prison supplémentaires.

La défense, représentée par Me Vanessa Lafleur, propose plutôt une sentence suspendue ou une peine de 90 jours de prison discontinue. Encore là, elle s'objecte à une amende et un dédommagement.

Pour sa part, Étienne Saint-Pierre, reconnu coupable de fraude et de trafic de biens recelés, pourrait se voir imposer quatre ans de prison si la demande de la Couronne est exaucée. Le dédommagement à la Fédération serait de 61 055 $. Quant à l'amende compensatoire, elle serait de 1 029 786 $ à payer dans un délai de quatre ans sous peine de cinq ans de prison supplémentaires.

Me Jean H. Philippe à la défense réclame pour sa part une peine dans la collectivité.

Le juge Pronovost a pris la cause en délibéré. Il fera connaître les sentences à une date ultérieure.

Rappelons que les trois hommes ont porté en appel le verdict de culpabilité rendu contre eux.




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