Ferron recouvrera sa liberté

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Fraîchement condamné à six mois d'emprisonnement après avoir été reconnu coupable d'harcèlement, Benoit Ferron est sur le point de reprendre sa liberté en attente d'une kyrielle d'autres accusations criminelles.

L'individu de 32 ans, de Saint-Léon-le-Grand, était de retour au palais de justice de Trois-Rivières lundi pour subir son enquête sous caution concernant des bris de condition. Ces bris sont le résultat de sa condamnation, vendredi, par le juge Jacques Trudel. Ce dernier l'a trouvé coupable d'harcèlement commis le 1er septembre 2016. Ce jour-là, Ferron a suivi une employée d'un restaurant de la Halte 174 à Yamachiche et l'a coincée dans le stationnement avec sa voiture afin de lui faire des avances.

Étant donné qu'il était emprisonné depuis son arrestation, le 3 septembre, Ferron a accumulé près de six mois de détention préventive. Le juge Trudel l'a aussi condamné à un mois de détention pour bris de condition, une peine qui devrait prendre fin dans quelques jours. Ferron sortira de prison à ce moment.

Benoit Ferron est aussi accusé de parjure, de fraude de moins de 5000 $ et de bris de condition. La Couronne préférait qu'il demeure derrière les barreaux. Le juge Trudel a accepté que Ferron recouvre sa liberté en attendant la suite des procédures, car le dossier d'harcèlement n'a rien à voir avec les accusations de fraude et de parjure. De plus, le juge fait confiance à la fiabilité du père de l'accusé, qui accepte de l'héberger.

Pour satisfaire le tribunal, Benoit Ferron versera 3000 $ en garantie et son père remettra 2000 $. Ferron devra aussi respecter plusieurs conditions, dont celle de demeurer chez son père, de respecter un couvre-feu entre 22 h et 6 h, de ne pas communiquer avec la victime d'harcèlement et de ne pas posséder de drogues autres que celles prescrites par un professionnel de la santé. Il doit aussi continuer son suivi auprès de l'Association des traumatisés crâniens, lui qui a été victime d'un grave accident de voiture en 2003. Son état peut d'ailleurs provoquer de la désinhibition, de l'impulsivité et de l'agressivité.

Le 24 février est la date retenue par le tribunal pour fixer la date de procès dans les dossiers de parjure, de fraude et de bris de condition.

Propriétaire de plusieurs immeubles à logements, Benoit Ferron a été condamné en mars dernier à six mois de prison pour avoir agressé sexuellement une locataire.




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