Christophe Laliberté-Béliveau coupable

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le juge Jacques Lacoursière déclare Christophe Laliberté-Béliveau coupable d'avoir commis une voie de fait grave, soit d'avoir arraché avec ses dents un bout de doigt d'un homme lors d'une altercation.

Laliberté-Béliveau, 33 ans, a été arrêté à la suite d'un incident survenu en juin 2015 à Nicolet. Un triangle amoureux est à l'origine de cette escarmouche qui a éclaté entre les deux hommes. 

Selon ce qui a été rapporté en cour, Laliberté-Béliveau s'était rendu à deux reprises au domicile d'une femme avec qui il avait eu des relations auparavant. Lors de la deuxième visite, le conjoint de cette femme lui a demandé de quitter les lieux. Ces derniers se sont bousculés et c'est à ce moment que Laliberté-Béliveau a mordu le doigt de son adversaire jusqu'à en sectionner un bout.

Lors du procès, la victime avait raconté avoir été marquée à vie par cette agression. 

La femme au coeur du triangle amoureux avait indiqué ne pas avoir vu Christophe Laliberté-Béliveau mordre le doigt de l'autre homme. Elle a cependant précisé l'avoir vu cracher quelque chose par terre.

Pour sa part, Laliberté-Béliveau a plaidé une défense de réflexe et de légitime défense. Il soutenait que la victime avait tenté de l'étrangler. Il avait aussi raconté que la victime avait pressé sa main sur son cou et son visage, un de ses doigts se retrouvant dans la bouche de Laliberté-Béliveau qu'il aurait mordu par réflexe.

La Couronne plaidait pour sa part que la crédibilité de l'individu suscitait de nombreuses interrogations et que la légitime défense ne s'appliquait pas dans cette cause.

En rendant sa décision vendredi au palais de justice de Trois-Rivières, le juge Lacoursière a rejeté la théorie de la défense. Voilà pourquoi le président du tribunal a déclaré coupable cet individu ayant plusieurs antécédents judiciaires à son actif.

Profitant toujours de la liberté, Christophe Laliberté-Béliveau reviendra en cour le 7 juin pour l'étape des représentations sur sentence. Un rapport présententiel sera produit d'ici là.




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