Deux ans de prison pour Richard Auger

Richard Auger lors de son arrestation.... (Olivier Croteau)

Agrandir

Richard Auger lors de son arrestation.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Richard Auger recevra une peine d'emprisonnement de deux ans pour avoir possédé et produit du matériel de pornographie juvénile.

L'homme de 56 ans avait plaidé coupable en avril dernier pour ces délits commis en 2015. En novembre de cette année-là, la police avait perquisitionné son domicile de Trois-Rivières et avait mis la main sur près de 300 fichiers. 

Le dossier d'Auger était de retour au palais de justice trifluvien, vendredi, pour l'étape des représentations sur sentence. Me Jean-Marc Poirier, procureur de la Couronne, a suggéré au juge Guy Lambert l'imposition d'une peine d'emprisonnement variant de 24 à 30 mois. 

Relevant que des images saisies démontraient des agressions d'enfant, Me Poirier a rappelé au président du tribunal qu'Auger avait des antécédents en matière de crimes sexuels en 1990, 2009 et 2011. De plus, Auger a été expulsé de deux thérapies concernant ses problèmes d'ordre sexuel, ce qui justifiait une telle sentence.

Me Alex Lemay, avocate d'Auger, suggérait une peine de 18 mois. Me Lemay proposait qu'il soit contraint de respecter une probation de trois ans. Elle a rappelé que son client a eu une vie difficile. Me Lemay soutenait que son client allait bien lorsqu'il était en thérapie et qu'il était motivé à régler son problème de consommation d'alcool et sa déviance sexuelle. De plus, Auger a reconnu son homosexualité, ce qui pourrait l'aider dans son cheminement.

Il faut dire que Richard Auger est détenu de façon préventive depuis 14 mois, ce qui compte pour 21 mois de détention. Le juge Guy Lambert officialisera la peine d'emprisonnement de deux ans le 15 mars, lorsque ce dossier reviendra au palais de justice. C'est à ce moment que le juge devra choisir entre imposer une probation de trois ans, comme le suggère Me Lemay, ou déclarer Auger délinquant à contrôler, comme le souhaite Me Poirier.

Ce dernier n'a pu plaider cette partie de la cause vendredi, les délais de transmission d'avis en ce sens n'ayant pas été respectés. Me Poirier a reconnu d'emblée ce fait, car il voulait au préalable interroger le psychiatre Louis Morissette sur les conclusions de son rapport, ce qui a été fait vendredi matin par visioconférence.

De nombreuses questions ont été posées au docteur Morissette concernant le risque de récidive d'Auger. 

Selon l'expert, Auger se situe à la limite des individus à haut risque. Malgré le fait que certains outils d'analyse disent que les risques de récidive pointent vers le haut, le docteur Morissette a ajouté qu'il faut aussi considérer le jugement clinique de l'individu. Selon lui, Auger représente un risque moindre qu'élevé, sans pouvoir le quantifier. 

Tout en comprenant qu'Auger puisse être déclaré délinquant à contrôler, le docteur Morissette croit qu'une probation de trois ans incluant des thérapies pourrait être appropriée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer