Karine Gagné demeure détenue aux Bahamas

Karine Gagné demeure incarcérée aux Bahamas.... (The Tribune, Nassau)

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Karine Gagné demeure incarcérée aux Bahamas.

The Tribune, Nassau

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(Trois-Rivières) Le passage en cour de Karine Gagné, vendredi après-midi à Nassau aux Bahamas, ne s'est pas terminé comme elle et ses proches l'espéraient. La Bécancouroise doit demeurer derrière les barreaux, et ce, pour une période dont la durée n'est pas encore connue.

Emprisonnée depuis maintenant près d'un mois, la jeune mère de trois enfants espérait que son passage devant le tribunal allait lui permettre d'être libérée sous caution pour revenir au Canada, ou au moins de l'être sous condition de demeurer aux Bahamas. Rappelons qu'elle a été arrêtée après avoir eu une relation sexuelle à bord d'un bateau de croisière avec un jeune homme de 15 ans. Elle croyait alors qu'il était majeur.

Selon Ici Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec, la juge n'a pas rendu de décision, ce qui signifie que Mme Gagné doit demeurer incarcérée jusqu'à ce que sa cause soit entendue devant la Cour suprême du pays, et ce, en raison de la nature des accusations qui pèsent contre elle. Mince consolation, il semble que ses conditions de détention seront améliorées. Rapport médical à l'appui, son avocate a en effet demandé qu'elle reçoive des repas spéciaux en raison de ses problèmes de santé. À la suite d'une intervention chirurgicale subie il y a quelques années, la jeune femme de 23 ans doit suivre une diète particulière. En réponse à sa requête, la juge a autorisé son avocate à formuler une demande auprès du responsable de la prison afin qu'elle puisse manger des repas mieux adaptés à sa condition.

L'audience a également été interrompue pendant plusieurs heures parce qu'aucun traducteur n'était présent. Initialement prévues en fin d'avant-midi, les procédures ont finalement commencé vers 14 h.

Son retour en cour est prévu pour le 3 mars. Son avocate envisage néanmoins de présenter une demande de libération sous caution la semaine prochaine.

Joint au téléphone, le père de l'accusée, Steve Gagné, a confié qu'il était déçu qu'elle doive rester en prison. Il espérait de tout coeur qu'elle puisse recouvrer sa liberté. Il se dit cependant heureux qu'il y ait des chances que ses conditions de détention s'améliorent.

«Ça devrait être un peu mieux pour elle car le consulat [canadien] est supposé aller la voir régulièrement. Si le consulat fait sa job, ça devrait mieux aller», affirme M. Gagné.

Ce dernier n'est cependant pas trop au courant de la suite des procédures, notamment en ce qui concerne le montant de la caution qui pourrait être demandée dans l'éventualité où l'avocate de sa fille réussit à convaincre le tribunal de la remettre en liberté.

«Tant qu'elle ne sera pas retournée en cour, on ne sait pas où on s'en va», poursuit-il.

La mère de la Bécancouroise, Chantale Auclair, se trouve quant à elle présentement aux Bahamas et était présente lors du passage en cour de sa fille. Il n'a pas été possible de s'entretenir avec elle.

Ayant multiplié les démarches au cours des dernières semaines afin de tenter d'améliorer le sort de sa concitoyenne, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel à la Chambre des communes, Louis Plamondon, s'est dit déçu que la jeune fille doive rester en prison. Tout comme M. Gagné, il se console en se disant qu'elle devrait être mieux traitée pendant sa détention. Il salue également l'implication du consulat dans le dossier.

Les collègues de travail de la jeune fille au bar Le Rebel de Sainte-Perpétue ont organisé, jeudi, une activité de collecte de fonds de 12 heures à la cabane à sucre Chez Ti-Père de Drummondville. Entre 15 h et 3 h du matin, plusieurs groupes de musique se sont produits à tour de rôle de façon bénévole. L'argent amassé à l'entrée (10 $ par personne) ira directement pour défendre la jeune mère, de même que les profits des ventes de la soirée et les pourboires des serveuses. Contactés en début de soirée vendredi, les organisateurs ont refusé de répondre aux questions du Nouvelliste, mais ont tout même reconnu que l'activité avait attiré moins de personnes qu'ils l'espéraient.

Son père a également mis sur pied une campagne de sociofinancement afin d'amasser de l'argent qui servira à payer la caution de sa fille le cas échéant ainsi que les honoraires de ses avocats.

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