Karine Gagné de retour en cour

Karine Gagné, lors de son arrestation aux Bahamas.... (The Tribune, Nassau)

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Karine Gagné, lors de son arrestation aux Bahamas.

The Tribune, Nassau

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C'est ce vendredi que Karine Gagné, 23 ans du secteur Sainte-Gertrude à Bécancour, sera de retour devant le juge à Nassau, aux Bahamas, où elle est emprisonnée depuis presque un mois maintenant.

La jeune femme, mère de trois enfants, avait été arrêtée aux Bahamas après avoir eu une relation sexuelle à bord d'un bateau de croisière avec un jeune homme de 15 ans, alors qu'elle le croyait majeur.

À ce stade-ci des procédures, Karine Gagné devrait savoir quel sera le montant de la caution pour retrouver la liberté et, si elle est remise en liberté, elle pourra également savoir s'il sera possible pour elle de rentrer au Canada en attendant la suite des procédures judiciaires. 

Pour sa famille, l'attente est toujours aussi difficile. Son père, Steve Gagné, a pu lui parler au téléphone pour la première fois mercredi. La jeune femme n'avait en effet droit qu'à deux contacts à l'extérieur, et avait choisi de contacter sa mère ainsi que le père de ses trois filles afin d'avoir des nouvelles de ses enfants. Steve Gagné a toutefois pu lui parler par téléphone en se rendant chez le père des fillettes, à son invitation.

«Elle va quand même bien, compte tenu des circonstances. Elle garde le moral, mais elle a bien hâte de sortir», mentionne M. Gagné, qui craint que sa fille ne soit victime de discrimination de la part du personnel de la prison.

«Avec les autres codétenues, ça se passe bien. Elles sont gentilles avec Karine, les filles s'entraident. Mais lorsqu'elle demande quelque chose au personnel, c'est souvent non. J'espère qu'elle n'est pas victime de discrimination parce qu'elle est blanche et parle français», s'inquiète Steve Gagné.

Rappelons que la jeune femme, qui se trouvait à bord d'un bateau de croisière, avait sympathisé avec un jeune homme au bar du casino. Le garçon lui aurait dit qu'il avait 18 ans. Les deux s'étaient rendus dans une salle de bain, et à leur sortie, la mère du jeune homme a voulu porter plainte contre la jeune femme, étant donné que son fils n'était âgé que de 15 ans.

Steve Gagné avait mis en place une campagne de sociofinancement afin d'aider à amasser la somme nécessaire pour payer la caution de sa fille ainsi que les services de ses avocats. En date de jeudi après-midi, 8618 $ avaient été amassés, sur un objectif initial de 25 000 $. 

«Je suis vraiment heureux et surpris de la réponse. Ça va très bien. Je ne m'attendais pas à une aussi belle réponse», constate Steve Gagné, qui ajoute que des bijouteries de la région de Trois-Rivières ont aussi offert gracieusement des bijoux pour un tirage dont les profits de la vente des billets iraient tous à la cause de Karine.

Si la jeune femme devait être remise en liberté vendredi et que son retour au pays devait être autorisé, ça pourrait prendre encore quelques jours avant qu'elle puisse revenir et revoir ses filles.

«Si j'ai bien compris, ça pourrait prendre de deux à quatre semaines avant d'avoir les papiers pour qu'elle revienne. C'est un délai légal, c'est la bureaucratie. Mais rendu là, si elle peut revenir, c'est déjà un moindre mal que de devoir attendre encore un peu», reconnaît le père.

La mère de Karine Gagné, Chantale Auclair, s'est rendue aux Bahamas pour assister au retour en cour de sa fille. Il n'a pas été possible pour Le Nouvelliste de la joindre et de s'entretenir avec elle. 

Son père a songé, lui aussi, à s'y rendre, mais a vite constaté qu'il pouvait être plus utile ici.

«Elle n'a droit qu'à deux visites par semaine, et sur une période vraiment courte. Alors me rendre là-bas une semaine pour la voir trois heures, je préfère rester ici et garder cet argent pour l'aider à sortir de là et à payer ses frais juridiques», explique M. Gagné.

Jeudi après-midi, ses collègues de travail du bar Le Rebel de Sainte-Perpétue, où Karine Gagné travaille, ont organisé une activité de collecte de fonds de 12 heures à la cabane à sucre Chez Ti-Père de Drummondville.

Entre 15 h et 3 h du matin, plusieurs groupes de musique se sont relayés sur scène de façon bénévole. L'argent amassé à l'entrée (10 $ par personne) ira directement pour défendre la jeune mère, de même que les profits des ventes de la soirée et les pourboires des serveuses.

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