Voies de fait contre des élèves de Val-Mauricie: sursis de sentence pour Patrick Chabot

Patrick Chabot a été trouvé coupable de sept... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Patrick Chabot a été trouvé coupable de sept des neuf accusations de voies de fait qui pesaient contre lui.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Celui que des parents appelaient «le bourreau de Val-Mau», Patrick Chabot a bénéficié d'un sursis de sentence pour des voies de fait commis à l'endroit de six élèves déficients qui fréquentaient l'école Val-Mauricie de Shawinigan.

Cependant, cet ex-technicien en éducation spécialisée devra aussi réaliser 240 heures de travaux communautaires au cours des 12 prochains mois, verser 1500 $ à l'Association pour la déficience intellectuelle du Centre-de-la-Mauricie et payer des suramendes totalisant 700$. 

Rappelons que Patrick Chabot avait été déclaré coupable au terme d'un procès de sept des neuf accusations qui pesaient contre lui. 

Les événements reprochés au citoyen de Trois-Rivières s'étaient déroulés entre septembre 2010 et mars 2012. Le prévenu travaillait alors dans la section Soleil de l'établissement, où on offre des services spécialisés à des jeunes âgés entre 12 et 21 ans qui souffrent de déficiences intellectuelles et de troubles de l'autisme. 

Les gestes reprochés sont principalement d'avoir marché sur les doigts d'une élève, d'avoir poussé des personnes ayant un équilibre très fragile et d'avoir fait des jambettes pour soi-disant vérifier leur niveau de tolérance à la frustration.

Chabot avait aussi usé de force pour faire entrer un élève dans un autobus et un autre dans un local contenant des oiseaux, alors que ledit élève avait une peur bleue de ces animaux. 

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence, son avocate Me Pénélope Provencher, avait proposé une absolution conditionnelle, assortie d'un don monétaire et/ou de travaux communautaires.

La procureure de la Couronne, Me Vicky Belleville, avait plutôt suggéré une peine de prison, laissant toutefois au tribunal le soin d'en déterminer le quantum. 

Le juge Rosaire Larouche a finalement conclu qu'une absolution pourrait miner la confiance du public en l'administration de la justice puisque les victimes sont des personnes en situation de grande vulnérabilité. 

D'un autre côté, il a tenu compte des conséquences importantes occasionnées par ces délits. Patrick Chabot a notamment eu de grosses pertes financières (dont une faillite) et des problèmes de santé, sans compter la médiatisation de cette affaire. 

Comme le prévenu n'a aucun antécédent judiciaire, qu'il a un bon profil et qu'il devra réorienter sa carrière, le juge a donc décidé de lui faire bénéficier d'un sursis de sentence et de lui imposer une probation pendant deux ans, en plus du don et des travaux communautaires.

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