Agressions au couteau par une adolescente: «Elle semble aller mieux»

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L'adolescente qui s'en est prise à sa mère et son frère avec un couteau a reçu sa sentence jeudi au palais de justice de La Tuque.

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(La Tuque) Une adolescente de 13 ans, qui s'en est prise à sa mère et son frère avec un couteau, a reçu sa sentence, jeudi, au palais de justice de La Tuque. Elle devra, entre autres, effectuer des travaux communautaires et devra se soumettre à une probation de 18 mois.

Les faits se seraient produits au milieu du mois d'août 2016 à La Tuque. L'adolescente s'en serait prise à sa mère en riant. Elle lui aurait donné cinq coups de couteau au total, trois dans le dos, un à l'épaule et un dans la poitrine.

Le frère de l'accusée qui s'est interposé a lui aussi été atteint par le couteau. L'accusée lui aurait infligé un coup dans le bras avant de finalement être maîtrisée.

Les deux victimes avaient dû être soignées pour des blessures mineures dans les circonstances, et avaient reçu leur congé de l'hôpital le jour même du drame. La jeune de 13 ans avait été arrêtée sur les lieux.

«Les gestes étaient très graves. Par contre, il faut individualiser la sentence», a commenté le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault.

À son dernier passage devant le tribunal de la jeunesse en 2016, l'accusée avait été déclarée criminellement responsable. L'adolescente, initialement accusée de tentative de meurtre, avait plaidé coupable à des accusations réduites de voies de fait graves et de voies de fait armées.

Un rapport prédécisionnel avait alors été demandé. Un rapport positif selon le procureur de la Couronne.

«Elle semble aller mieux», a-t-il fait remarquer.

«La jeune fille a démontré de l'empathie aux victimes. Il y a une démarche de pardon d'enclenchée et elle est ouverte à recevoir l'aide qui lui est offerte par les différents intervenants.»

Me Thériault a aussi souligné que l'adolescente de 13 ans n'avait pas d'antécédents judiciaires et que le rapport prédécisionnel faisait état d'une enfance difficile. Les auteurs du rapport note également une fille méconnaissable depuis qu'elle habite dans un milieu stimulant et sécurisant.

«On parle de changement remarqué sur le plan social et comportemental qui met en évidence que le milieu de vie a un impact considérable sur son épanouissement. On n'est pas surpris», a commenté le procureur.

Il faut dire que l'adolescente est dans un centre de réadap-tation depuis le début des procédures judiciaires, il y a environ cinq mois.

La suggestion commune, soumise au juge Daniel Perreault par les deux avocats, tenait compte de la grande majorité des recommandations du rapport.

L'adolescente a donc été condamnée à 30 heures de travaux communautaires dans un délai de 12 mois. 

Elle devra se soumettre à une probation de 18 mois. Durant cette période, elle devra respecter plusieurs conditions dont avoir une bonne conduite, et ne pas troubler l'ordre public.

L'adolescente devra rester à l'endroit désigné par le directeur provincial et fréquenter l'école ou tout établissement scolaire approprié.

Elle ne pourra pas avoir de contact avec sa mère et sa fratrie sauf selon les modalités établies par le directeur provincial. L'adolescente devra se soumettre à une démarche de pardon auprès des victimes.

La jeune fille devra poursuivre son suivi psychologique ou psychiatrique selon les recommandations du médecin.

Le juge lui a également ordonné de participer à des ateliers sur la gestion de la colère et des conflits dispensés par des organismes de justice alternative.

Finalement, la jeune de 13 ans devra fournir un échantillon d'ADN et ne pourra posséder d'armes à feu pour les deux prochaines années.

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