Sur les traces de l'homme à l'Acura rouge

Jonathan Bettez... (Photo: La Presse)

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Jonathan Bettez

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(Trois-Rivières) Depuis la découverte des ossements de Cédrika Provencher, il y a maintenant un an, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.

Mais un événement demeure incontournable dans cette histoire: l'arrestation et la mise en accusation de Jonathan Bettez pour possession de pornographie juvénile à la fin du mois d'août. Le Trifluvien n'a beau être accusé de rien en lien avec la mort de Cédrika, il est vite devenu public qu'il est considéré comme le principal suspect dans l'enlèvement et le meurtre de la fillette.

Encore aujourd'hui, il importe de faire preuve de prudence lorsque l'on aborde le dossier de Jonathan Bettez. L'arrestation de l'homme pour possession et distribution de matériel pornographique juvénile, en août dernier, a enflammé les médias mais aussi les réseaux sociaux, spécialement parce que l'homme possédait une Acura rouge au moment de la disparition de Cédrika Provencher et qu'il a également refusé à plusieurs reprises de passer le test du polygraphe proposé par les enquêteurs de la Sûreté du Québec. 

Quoi qu'il en soit, Bettez ne fait pour le moment face à aucune accusation en lien avec l'enlèvement ou le meurtre de Cédrika Provencher. 

Une requête débattue au cours des derniers jours par un consortium de médias du Québec a toutefois permis la levée de l'ordonnance de non-publication sur une partie des éléments de preuve entourant son arrestation du mois d'août dernier. 

Cette preuve sera divulguée en partie vendredi matin au palais de justice de Trois-Rivières, ce qui devrait permettre d'en apprendre un peu plus sur le contenu des mandats de perquisition et des motivations de la police à venir réaliser ces perquisitions dans deux résidences de la famille Bettez et au commerce familial du boulevard des Récollets.

Patience

Pour Pierre-Hugues Boisvenu, mieux vaut faire preuve de prudence, mais aussi de patience dans un tel cas. 

«Évidemment qu'il y a eu une stratégie policière afin de mettre de la pression sur un individu qui pourrait être un témoin important. Personnellement, je ne me prononcerai pas sur le cas précis de Jonathan Bettez. Je crois toutefois que les policiers savent qui a tué Cédrika Provencher, et que c'est une question de temps avant que cette personne soit mise en accusation pour son crime.

Les policiers doivent travailler très fort pour avoir l'élément de preuve irréfutable, celui qui permettra de porter l'accusation et d'avoir une cause en béton, une cause qu'on ne peut absolument pas échapper», constate M. Boisvenu.

Dans de pareilles circonstances, Pierre-Hugues Boisvenu ne peut malheureusement que constater à quel point les criminels ont souvent bien plus de droits que les victimes, et comprend la population de Trois-Rivières d'être impatiente, voire en colère.

«Maintenant, ça va faire un an qu'elle a été retrouvée, mais nous sommes restés huit ans et demi sans réponses. Dans les circonstances, un an c'est encore très court. Les parents ont eu la réponse la plus dramatique qu'ils ne pouvaient pas avoir. Il faut désormais être patient pour être certain que justice sera bel et bien rendue», ajoute Pierre-Hugues Boisvenu.

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