Le procès des policiers ajourné en janvier

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Le procès des quatre policiers impliqués dans le dossier d'Alexis Vadeboncoeur reprendra au mois de janvier prochain.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès des quatre policiers de Trois-Rivières, accusés d'avoir tabassé Alexis Vadeboncoeur le 2 février 2013 et d'avoir produit des faux rapports, a finalement été ajourné en janvier.

Le juge Steve Magnan a accepté de suspendre les audiences à la demande de la Couronne même si, de toute évidence, sa décision n'a pas été facile à prendre compte tenu des nouveaux délais supplémentaires encourus. 

On se rappelle que la procureure de la Couronne, Me Aryanne Guérin, a demandé la suspension des audiences, mercredi, pour lui permettre de préparer le contre-interrogatoire de Denis Rancourt, un professeur en génie mécanique de l'Université de Sherbrooke dans le cadre d'un voir-dire portant sur son expertise. 

Les quatre avocats de la défense (Me Pierre Dupras, Me Normand Bibeau, Me Stephen Angers et Me Roxanne Hamelin) l'avaient présenté au départ comme un expert en biomécanique pour finalement annoncer en cours de procès qu'ils voulaient le faire témoigner également comme expert en acquisition et traitement de signaux vidéo, ce à quoi elle s'oppose.

Me Guérin avait notamment indiqué au juge que la défense lui avait transmise à la dernière minute, en l'occurrence dimanche dernier, les informations liées à l'expertise de ce témoin et au nouveau rapport qu'il entendait produire devant le tribunal. Elle y avait d'ailleurs constaté de nombreux changements.

Or, le manque de temps avait fait en sorte qu'elle se disait incapable d'aller recueillir les informations nécessaires pour bien préparer le contre-interrogatoire compte tenu des domaines pointus dans lesquels M. Rancourt se spécialise. 

Après consultation des rapports, le juge a constaté, jeudi matin, qu'il y avait bel et bien des différences. Tout en admettant les charges importantes qui incombent au ministère public et son emploi du temps, il déplore toutefois un manque de communications avec la défense en raison de la stratégie qui a été adoptée. Du même coup, il n'a pas non plus adressé de félicitations à la défense quant au fait que des documents importants ont été envoyés à la dernière minute. 

Il a d'ailleurs qualifié toute cette situation comme étant déplorable. Toutefois, par souci d'équité pour le ministère public, il a accepté que le voir-dire se poursuive à une autre date. 

Le procès va donc reprendre les 19 et 20 janvier à Shawinigan avec le témoignage de M. Rancourt. Les audiences vont ensuite se poursuivre en mars. La défense devrait alors faire témoigner un expert en utilisation de la force. Les plaidoiries seront ensuite effectuées par les cinq avocats. 

Notons que les parties ont convenu que le procès nécessitera deux semaines supplémentaires pour un grand total de six semaines alors qu'au départ, il ne devait durer que trois semaines.

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