Demande d'appel refusée pour Jean-Paul Néashish

Jean-Paul Néashish a été condamné à six ans... (Audrey Tremblay)

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Jean-Paul Néashish a été condamné à six ans d'emprisonnement.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation de nature sexuelle et condamné à six ans de prison, l'ancien chef de police de la communauté atikamekw de Wemotaci, Jean-Paul Néashish, souhaitait aller en appel du verdict de culpabilité rendu en première instance. Toutefois, l'accusé a été débouté devant la Cour d'appel du Québec. Les requêtes ont été entendues, lundi.

On demandait une prolongation du délai d'appel, la permission d'en appeler du verdict de culpabilité du 9 décembre 2015 et la remise en liberté de Jean-Paul Néashish durant les procédures.

«J'en viens à la conclusion que le requérant n'a pas fait preuve de diligence en attendant, sans raison valable, près d'un an avant de se pourvoir en appel. Les moyens qu'il invoque ne sont pas, non plus, sérieux», a écrit le juge de la Cour d'appel Jean Bouchard avant de rejeter les requêtes.

Dans le jugement rendu en début de semaine, on peut lire que «le requérant allègue qu'il a tardé à se pourvoir pour ne pas indisposer le juge relativement à l'imposition de sa peine, laquelle a finalement été prononcée le 11 octobre 2016. Il n'a jamais, dans l'intervalle, informé l'intimée de son intention de se pourvoir contre le verdict».

Le juge souligne également que l'avocat de Jean-Paul Néashish reprend les mêmes éléments qui ont été plaidés au procès. C'est-à-dire que l'accusé aurait été victime d'un complot et que les victimes sont toutes des menteuses. 

«Il continue, de plus, à soutenir que ses déclarations incriminantes faites aux policiers avaient pour but de confondre les plaignantes lorsqu'elles témoigneraient au procès. Enfin, il reproche le caractère vague et contradictoire des témoignages des plaignantes», peut-on lire dans le jugement.

Toujours dans le document, on explique que le juge de première instance s'était déjà prononcé sur ces points.

Effectivement en décembre 2015, le juge Jacques Lacoursière avait mentionné que la thèse offerte par M. Néashish était très surprenante. Il avait soulevé une douzaine d'incohérences et d'invraisemblances dans le témoignage de l'accusé qui ont eu raison de sa crédibilité.

«L'accusé fait la démonstration que son témoignage est cousu de fil blanc, incohérent, invraisemblable, non fiable et non crédible. Il a aussi déployé sans succès beaucoup d'énergie à tenter de diminuer la valeur probante des aveux faits aux enquêteurs», avait souligné le juge en première instance.

Ce dernier avait mentionné que la défense de Jean-Paul Néashish n'avait pas soulevé de doute raisonnable.

«Le tribunal est incapable de conclure que les accusations reposent sur de fausses dénonciations à la suite d'un quelconque complot», avait-il souligné.

Rappelons que l'ancien chef de police avait été reconnu coupable, entre autres, d'agressions sexuelles, d'atteinte à la pudeur, de grossière indécence et de viol. Les infractions sur cinq victimes se seraient produites entre 1966 et 2006. Il avait reçu sa sentence de six ans d'emprisonnement.

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