Arrêté pour avoir fumé un joint devant le palais de justice

Maxime Gauthier est un militant pro-marijuana qui accompagnait... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Maxime Gauthier est un militant pro-marijuana qui accompagnait Raymond Turmel lorsque ce dernier a été interpellé devant le palais de justice de Trois-Rivières pour avoir fumé du pot.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le palais de justice de Trois-Rivières a été le théâtre, mardi matin, d'une manifestation pro-marijuana qui s'est soldée par l'arrestation d'un individu qui était justement en train de fumer du pot.

Il s'agit de Raymond Turmel, un Anglo-Québécois bien connu pour ses prises de position en faveur de la marijuana et ses coups d'éclat dans les palais de justice. Il a notamment fumé et exhibé son cannabis aux palais de justice de Montréal, Québec et Gatineau au cours des dernières années. 

Cette fois-ci, il était venu appuyer les 39 accusés arrêtés dans le cadre du projet Nandou, cette vaste opération qui s'est attaquée à la production et au trafic de cannabis. Muni d'une pancarte indiquant «Libérez tous les prisonniers de marijuana», il n'a pas hésité à fumer son joint à l'extérieur du palais, tout juste devant les portes principales de la rue Hart. Il a tôt fait d'être interpellé et conduit au poste de police pour vérification. 

Or, il a été libéré quelques heures plus tard sans qu'aucune accusation ne soit portée contre lui puisqu'il est titulaire d'un permis spécial de Santé Canada pour la culture et la possession de cannabis à des fins thérapeutiques en raison d'un problème d'arthrite sévère à la moelle épinière. Les policiers lui ont également remis ses 135 grammes de cannabis. 

Rejoint quelques heures plus tard, il a avoué avoir trouvé les policiers de Trois-Rivières très rapides dans leur intervention. «J'ai été menotté et conduit au poste. C'était un peu trop selon moi. Ils auraient dû prendre le temps de vérifier mon permis sur place mais voilà, ils ont malgré tout été très corrects. Ils m'ont remis mon cannabis sans même casser les cocottes», a-t-il mentionné.

M. Turmel était sur place afin de pouvoir rencontrer les prévenus du projet Nandou. «Je veux les aider à faire des requêtes en cassation des accusations portées contre eux mais j'ai manqué de temps», a-t-il ajouté. 

Dans le cadre de sa manifestation, il était accompagné de René Ouellet et Maxime Gauthier, deux militants pro-marijuana qui se sont associés à la cause de M. Turmel en raison de problèmes judiciaires similaires. Ils soutiennent qu'une section de la Loi sur les stupéfiants est inconstitutionnelle et invitent les prévenus à déposer des requêtes en cassation pour des infractions commises depuis 2001.

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