Incendie à Louiseville: la bâtisse doit être démolie

Cet immeuble de 12 logements de la rue... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Cet immeuble de 12 logements de la rue Notre-Dame Sud à Louiseville a été la proie des flammes le 4 janvier 2016. La Ville de Louiseville a maintenant l'autorisation pour le faire démolir.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La Ville de Louiseville obtient de la Cour supérieure un jugement qui ordonne la démolition d'un immeuble à logements ayant été la proie des flammes au début de 2016.

Le 4 janvier, un incendie éclatait dans cet immeuble de 12 logements situé sur la rue Notre-Dame Sud. Cinq mois plus tard, la Ville déposait une requête en Cour supérieure pour exiger sa démolition, car elle avait au préalable demandé au propriétaire d'agir en ce sens, ce qui n'a pas été fait.

La Ville a remis cette requête en démolition en se basant sur le rapport d'un évaluateur en sinistre. Ce dernier conclut que la bâtisse est une perte totale.

Selon le dossier soumis par Louiseville à la Cour supérieure, la Ville affirme que le feu a totalement détruit le toit et une partie des murs du troisième étage. Aucun des 12 logements n'est habitable, selon la position de la Ville. Cette dernière soutient que l'état des lieux est une nuisance et représente une menace pour la santé et la sécurité.

De plus, ce constat de perte totale entraîne la disparition du droit acquis du propriétaire, Benoit Ferron, car l'usage multifamilial n'est plus permis dans cette zone.

Selon le maire Yvon Deshaies, le propriétaire avait l'intention de rénover son bâtiment malgré le fait qu'il soit une perte totale. Une demande de permis a été déposée à l'hôtel de ville, mais la Ville n'a pas délivré le document recherché.

«Ce que je comprends, c'est que M. Ferron voulait mettre un nouveau toit là-dessus. On a refusé de donner le permis, car l'assurance a déclaré la bâtisse comme une perte totale. C'est trop dangereux», explique M. Deshaies.

Le 21 octobre, le juge Marc St-Pierre a accueilli favorablement la demande de la Ville de Louiseville. Le juge ordonne la démolition dans les 30 jours. Le délai expire lundi, mais aucun travail n'a été entrepris jusqu'à maintenant. Si jamais le propriétaire ignore l'ordonnance, la cour permet à la Ville de démolir les lieux. Et c'est exactement ce qu'elle va faire, selon le maire.

«Si les travaux ne sont pas commencés d'ici lundi soir, la Ville commence à démolir mardi. Les frais de démolition seront mis sur son compte de taxes.»

Joint mercredi midi, le père de Benoit Ferron ne croit pas que la démolition soit la seule option possible.

«La bâtisse n'est pas une perte totale. Le toit a brûlé. Mais quand on fait le tour, on peut voir qu'il y a des dommages causés par l'eau. Mais dans le reste, la structure, les fenêtres, les portes... Le revêtement en pierres est intact. Le solage n'est pas touché. Les travaux de rénovation vont coûter moins de 100 000 $. Pour reconstruire, c'est environ 1,5 million de dollars», raconte Jacques Ferron.

Selon ce dernier, il n'y a aucune urgence à démolir cet immeuble.

«Espérons qu'on ne se rendra pas là. En plus, la Ville n'a pas avantage à faire ça. Ça leur donne quoi? Perdre des taxes? Si la Ville démolit, je vous dis que le terrain va rester vacant pour un bout.»

Jacques Ferron a l'intention d'envoyer une mise en demeure pour rappeler que son fils veut rénover la bâtisse. Il veut aussi discuter du dossier avec le maire Deshaies en attendant que son fils termine sa période de détention, le 1er décembre.

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