Glissement de terrain: des réponses d'ici quelques jours

L'agriculteur qui a vu s'effondrer une partie de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'agriculteur qui a vu s'effondrer une partie de son terrain sur le rang Saint-Joseph à Saint-Luc-de-Vincennes saura dans quelques jours s'il peut retourner dans sa maison.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Saint-Luc-de-Vincennes) Ce n'est pas avant encore quelques jours que l'agriculteur de Saint-Luc-de-Vincennes qui a été évacué de chez lui à la suite d'un gigantesque glissement de terrain survenu jeudi saura s'il peut oui ou non retourner vivre dans sa maison.

Les experts de la Sécurité civile n'étaient toujours pas en mesure de déterminer, lundi, si le sol autour de la résidence du rang Saint-Joseph-Ouest est assez stable.

Selon le directeur de la Sécurité civile Mauricie et Centre-du-Québec, Sébastien Doire, les forts vents qui ont soufflé sur la région vers la fin de la semaine n'ont pas aidé le travail des experts. 

«Ils devaient faire de l'extraction de données à l'aide notamment de drônes. Or, avec les forts vents, ça n'a pas rendu la tâche facile pour l'utilisation de cette technologie. Ils vont donc poursuivre l'extraction de données au moins jusqu'à mardi ou mercredi», souligne M. Doire.

Selon lui, une fois que les ingénieurs auront pu recueillir toutes les données relatives à la stabilité du sol, un plan de match sera élaboré afin de savoir si le périmètre de sécurité pourra être levé et si l'agriculteur pourra rentrer chez lui. «Ils doivent me revenir avec plus d'informations cette semaine», précise-t-il.

Par ailleurs, la rivière Champlain a réussi à se frayer un chemin à travers l'argile et la terre durant la fin de semaine. «L'eau est passée par-dessus les débris et a poursuivi sa route sans que ça ne crée de débordement. Évidemment, on continue de surveiller de très près la situation, mais pour le moment, il ne semble pas y avoir d'inquiétudes de ce côté», note Sébastien Doire. 

La Sécurité civile demeure également aux aguets relativement à d'autres décrochages qui pourraient survenir à certains endroits le long de la rivière Champlain à cette hauteur. Toutefois, selon Sébastien Doire, rien n'a semblé représenter une réelle menace pour le moment. 

On saura aussi au cours des prochains jours si une aide financière sera octroyée par Québec, tant pour venir en aide à l'agriculteur pour sa maison et son entreprise, que pour la Municipalité afin de l'aider à défrayer les coûts engendrés par les différentes opérations nécessaires au rétablissement de la situation.

De son côté, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation est toujours en lien avec le propriétaire des lieux afin de l'aider à trouver une solution pour relocaliser son troupeau de près de 90 bêtes d'ici l'hiver, étant donné que certains travaux devront être complétés pour remettre les lieux aux normes. 

Rappelons que certains équipements rattachés à la ferme, comme le convoyeur par exemple, se retrouvent actuellement dans le périmètre de sécurité.

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