Il saute à pieds joints sur quatre voitures

Benjamin Vanesse devant sa voiture vandalisée.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Benjamin Vanesse devant sa voiture vandalisée.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un homme de toute évidence perturbé a vandalisé lundi avant-midi quatre voitures en sautant à pieds joints sur les capots et les pare-brise.

Benjamin Vanesse, un des propriétaires affectés, souhaite que le système de santé s'occupe de cet homme présentant des problèmes de santé mentale. Il craint qu'un individu ayant des troubles similaires s'en prenne à des personnes plutôt qu'à des voitures.

Ces événements se sont produits dans le stationnement situé à l'angle des rues Sainte-Julie et Père-Frédéric, au nord de l'ancien hôpital Saint-Joseph. Le jeune homme a, pour une raison inconnue, décidé de monter sur le capot d'une voiture stationnée et de sauter sur celle-ci

Ce geste a bien sûr entraîné d'importants dommages à la carrosserie et au pare-brise. Un des propriétaires des voitures vandalisées a vu toute la scène. 

«Il a vu le jeune homme marcher dans la rue et faire des gestes un peu bizarres. Il l'a ensuite vu monter sur sa voiture et sauter dessus», affirme Benjamin Vanesse, un autre propriétaire touché par ces gestes de vandalisme. 

«L'homme est ensuite allé à l'endroit où ma voiture était située. Il a alors sauté dessus à pieds joints.»

Par la suite, l'individu en crise a récidivé en montant sur les capots de deux autres voitures, si bien que quatre véhicules ont été vandalisés de la même façon. 

«C'était carrément gratuitement. Il y a une bulle qui lui est passée au cerveau», note M. Vanesse. 

«Ce n'est même pas un drogué, c'est vraiment un cas de psychiatrie.» 

Appelés sur les lieux à 11 h 54, les policiers ont rapidement trouvé l'homme perturbé non loin du stationnement. Une fois que les policiers l'ont arrêté, des ambulanciers ont été demandés sur place. L'individu a ensuite été transporté au centre hospitalier. 

«Il est fort possible que l'homme soit accusé éventuellement de méfaits», précise l'agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières. 

La voiture de Benjamin Vanesse a déjà pris le chemin du garage afin de changer le pare-brise et réparer le capot. 

Bien sûr assuré, il devra malgré tout payer une franchise de 250 $. 

«Une chance que j'ai une bonne assurance. Mon ami qui a aussi été vandalisé n'a pas une très bonne assurance et devra possiblement payer plus. Et il n'a pas vraiment les moyens», précise M. Vanesse.

«Il aurait pu agresser quelqu'un»

Français d'origine, Benjamin Vanesse avoue qu'il a l'habitude de ce type de situation, disant que c'est relativement fréquent dans l'Hexagone. «Je le prends à la légère, parce que je suis habitué. Mais mon ami l'a pris difficilement», soutient-il. 

«C'est sûr que ce n'est pas comme si c'était un jeune qui avait trop bu et qui avait tout cassé, c'est un gars qui est un peu fêlé. Ce n'est pas de sa faute.» 

Le système de santé doit toutefois s'occuper de cet individu présentant des problèmes de santé mentale, estime Benjamin Vanesse. 

«J'espère que le gouvernement va faire quelque chose, le mettre en psychiatrie, le gérer ou l'enfermer... faire quelque chose», lance-t-il. 

«C'est dangereux qu'une personne se promène dans la rue comme ça. Il aurait pu agresser quelqu'un.»

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