Il lui aurait arraché le bout d'un doigt en le mordant

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

Agrandir

Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Christophe Laliberté-Béliveau devra patienter jusqu'au 3 février pour connaître la décision du juge Jacques Lacoursière sur sa culpabilité ou non dans une histoire de voie de fait grave.

Le suspect, qui est âgé de 33 ans, est soupçonné d'avoir arraché le bout d'un doigt à un homme lors d'une altercation. Il l'aurait en effet mordu au point de lui sectionner la moitié de la première phalange pour ensuite cracher le morceau sur le sol. Les événements étaient survenus vers 5 h le matin du 1er juin 2015 à Nicolet. 

C'est un triangle amoureux qui serait à l'origine de cet événement. Laliberté-Béliveau se serait présenté à deux reprises au cours de la nuit au domicile de la dame avec qui il avait eu des relations auparavant. Selon sa version, il voulait tout simplement fumer une cigarette.

Or, lors de sa deuxième visite, le conjoint de celle-ci lui aurait demandé de quitter les lieux prestement. La dame serait finalement sortie de la maison pour proposer à Christophe Laliberté-Béliveau de rester pour justement fumer une cigarette. C'est à ce moment que les deux hommes auraient commencé à se bousculer. Le conjoint aurait notamment poussé le suspect sur le thorax avec ses deux mains pour l'éloigner avant d'être soudainement mordu au doigt.

Dans le cadre du procès qui a eu lieu lundi, la victime a raconté avoir été marquée à vie par cette agression. Pour expliquer certains oublis et contradictions dans sa version, l'homme a indiqué qu'il ne voulait plus se rappeler de cette affaire et souhaitait seulement passer à autre chose. 

Quant à la dame, elle aurait bel et bien été témoin de la bousculade entre les deux mais elle n'a pas vu Christophe Laliberté-Béliveau mordre le doigt de son conjoint de l'époque. Elle l'a par contre vu cracher quelque chose par terre.

Dans le cas du suspect, son avocat Me Matthieu Poliquin a présenté au juge une défense de réflexe et de légitime défense en se basant sur de la jurisprudence. Christophe Laliberté-Béliveau soutient en effet que la victime a tenté de l'étrangler après l'avoir poussé. C'est en pressant sa main sur son cou et son visage qu'un de ses doigts se serait retrouvé dans sa bouche. Il l'aurait donc mordu par réflexe. 

La procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a pour sa part réclamé que le suspect soit déclaré coupable car selon elle il n'y a pas de légitime défense qui s'applique dans cette affaire et qu'il y a lieu de s'interroger grandement sur sa crédibilité. Notons que le suspect compte plusieurs antécédents judiciaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer