Gestes obscènes au parc Pie-XII: Mario Charland déclaré coupable

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Mario Charland a de nouveau été déclaré coupable de grossière indécence alors qu'il se trouvait dans un parc public malgré que cela lui soit interdit.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au terme d'un procès qui s'est tenu mercredi, Mario Charland a de nouveau été déclaré coupable de grossière indécence.

Cette fois-ci, les gestes obscènes avaient été commis le 20 août dernier dans les toilettes de la piscine du parc Pie-XII de Trois-Rivières devant un surveillant âgé de 15 ans. 

Selon ce que la victime a raconté, Charland s'était présenté dans l'après-midi au parc Pie-XII pour s'y baigner. Il s'était tout d'abord rendu dans les toilettes pour mettre son maillot de bain.

Juste avant de sortir du vestiaire, il avait vu le jeune surveillant et s'était touché les parties génitales en le regardant, créant ainsi un malaise. L'adolescent avait alors informé un sauveteur en chef et la décision avait été prise d'appeler les policiers. 

En guise de défense, Mario Charland a rappelé qu'il se touchait souvent les parties génitales lorsqu'il devenait anxieux. Il s'agirait même d'un malaise qui persiste chez lui depuis deux ans. Il serait même retourné dans les toilettes pour tenter de calmer son anxiété après le délit. 

La procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, lui a par la suite demandé s'il savait qu'il lui était interdit de se rendre dans des parcs publics. Il a répondu oui, en précisant qu'il voulait seulement aller se baigner car ça le détendait.

Dans son esprit, il s'agissait d'une interdiction banale sans grande conséquence. Plus tard, il a même déclaré: «Je ne peux tout de même pas rester dans ma chambre toute la journée à me toucher les parties génitales; il faut que je sorte.»

Son avocat, Me Jean-Sébastien Gladu, a réclamé l'acquittement de son client en insistant sur le fait qu'il ne s'était pas masturbé et que les gestes indécents avaient duré quelques secondes. Selon lui, le geste n'était pas significatif puisque si quelqu'un d'autre avait mis la main dans ses pantalons, il ne croit pas que la police aurait été appelée. «C'est arrivé parce que mon client a fait l'objet d'une médiatisation», a-t-il ajouté. 

Or, Me Tremblay était d'un tout autre avis. En ce sens, elle a indiqué que le geste était délibéré, n'avait pas eu lieu à l'intérieur d'une cabine mais bien à la vue de la victime. 

En rendant sa décision, le juge Jacques Lacoursière n'a pas caché qu'au départ, il pouvait y avoir un doute raisonnable sur le fait que Charland se trouvait seul dans un vestiaire et pouvait ne pas savoir qu'il était observé. 

Or, le témoignage du prévenu lui a été néfaste car il a avoué avoir vu le jeune homme et mis la main dans son maillot. 

Même s'il prétend que l'anxiété et les gestes qui en découlent sont incontrôlables, il n'y a aucune preuve médicale en ce sens. 

Il a donc été déclaré coupable. Les plaidoiries sur sentence auront lieu le 15 novembre. Quant au chef de bris de probation, il va suivre à la même date. 

Charland compte à son actif des actions indécentes qui ont été commises dans des parcs de Trois-Rivières en 2014 et au Café Morgane en 2015, sans compter de nombreux bris de conditions et de probation.

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