Drame de Bécancour: un geste volontaire de part et d'autre

La SQ a confirmé lundi que les deux... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

La SQ a confirmé lundi que les deux personnes retrouvées sans vie samedi ont commis des gestes volontaires.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Deux jours après la macabre découverte des corps de deux personnes dans un garage privé situé à l'arrière d'un immeuble à logements de l'avenue Cyr, à Bécancour, le mystère a été élucidé.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé lundi que Richard Kingsley, 59 ans, et Audré Saint-Jacques, 35 ans, sont décédés des suites d'un geste volontaire.

Des autopsies ont été réalisées sur le corps des deux victimes et ont permis d'obtenir davantage d'informations sur ces deux morts suspectes, dont la nature exacte des décès, soit un double suicide.

Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ et des techniciens en identité judiciaire se sont affairés, tout au long du week-end, à recueillir des indices sur les lieux. 

Rappelons que les corps comportaient des traces de violence et que les hypothèses de décès accidentels ou naturels ont rapidement été rejetées. Les deux individus ont été retrouvés sans vie samedi, en début d'après-midi, par des policiers qui répondaient à l'appel d'un proche inquiet de ne pas avoir de nouvelles du couple.

L'enquête poursuivra son cours afin de noter s'il y a des éléments criminels à retenir dans cette affaire.

Des deuils complexes

Bien qu'ils ne soient jamais banals, les pactes de suicide demeurent peu fréquents dans notre société. Les proches de personnes qui commettent l'irréparable sont toutefois confrontés à des deuils difficiles et complexes.

Luc Massicotte, le directeur général du Centre de prévention suicide les Deux Rives, indique que les personnes affectées par le suicide d'un proche peuvent subir des impacts importants. 

«Nous offrons aussi des services aux proches, car dans certains cas, ils peuvent eux aussi penser que le suicide est une option pour mettre fin à leurs souffrances», souligne Luc Massicotte. «Nous avons des services adaptés pour les proches d'une personne décédée, mais aussi pour les proches d'une personne qui est allée chercher de l'aide.»

Des intervenants du Centre de prévention suicide les Deux Rives sont disponibles en tout temps pour offrir de l'aide. Il ne suffit que de téléphoner au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553). 

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer