Absolution inconditionnelle pour Dave Roussin

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dave Roussin, cet individu qui a tenté d'entrer de force à la station TVA de Trois-Rivières cet été, a bénéficié d'une absolution inconditionnelle.

À la lumière des observations qui ont été faites par son avocat, Me Simon Ricard, et d'un rapport psychiatrique favorable, le juge Guy Lambert a en effet accepté de lui faire bénéficier d'une absolution inconditionnelle en échange d'un don de 500 $ au CAVAC. 

Le 15 juin dernier, Dave Roussin, un individu de 36 ans, avait causé du grabuge devant l'entrée de la station de télévision. Il voulait alors parler avec un journaliste parce qu'il disait avoir un message à passer.

Or, comme il n'avait aucun rendez-vous, on lui avait refusé l'accès. Le suspect avait alors asséné des coups de pied dans la porte et tenté de frapper un agent de police. Il avait fallu du poivre de Cayenne pour le maîtriser. 

Compte tenu de la nature des délits, Dave Roussin avait été soumis à une évaluation psychiatrique. Or, celle-ci avait révélé qu'il était apte à comparaître et qu'il n'avait aucune problématique de santé mentale, mis à part un traumatisme crânien résultant d'un accident d'automobile survenu en 2006. 

Lors de son retour devant le tribunal mardi, Dave Roussin a donc plaidé coupable aux accusations de voie de fait et méfait portées contre lui. Il a dit regretter les gestes qu'il avait posés.

«Ce n'est pas une manière de vouloir passer un message. Je n'avais pas de rendez-vous et c'était correct de ne pas me laisser entrer. Je ne voulais pas faire peur.»

En fait, le tribunal a pu apprendre que cet individu a fait un grand bout de chemin depuis son accident. En raison des séquelles laissées par le TCC, il a été déclaré inapte au travail. En contrepartie, il reçoit des indemnités de la Société de l'assurance-automobile du Québec. 

Toutefois, au lieu de rester oisif chez lui, il est retourné aux études en éducation spécialisée. «La lecture d'un ouvrage philosophique lui aurait fait réaliser certaines choses. Il a voulu s'exprimer sur le sujet. Le problème est qu'il a eu l'impression qu'on riait de lui», a précisé Me Ricard. 

La procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, a interrogé Roussin sur sa difficulté à gérer ses émotions, rappelant que plusieurs victimes de TCC avaient des problèmes avec leur impulsivité. Elle a cependant reconnu qu'il avait fait des efforts pour améliorer sa vie. Elle a donc soumis le tout au tribunal. 

Dans sa décision, le juge a rappelé qu'il avait devant lui un homme sans antécédents judiciaires, souffrant d'un TCC, qui avait vécu une rupture en 2014 après une relation de 16 ans mais que malgré tout, il s'était repris en main. Puisqu'il n'a aucune pathologie psychiatrique et que le risque de récidive serait presque nul, il a conclu qu'il serait dans son intérêt de bénéficier d'une absolution inconditionnelle.

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