Vol de sirop d'érable: un procès moins long que prévu

Le vol de sirop d'érable a été commis... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Le vol de sirop d'érable a été commis dans cet entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès de Richard et Raymond Vallières, Jean Lord et Étienne Saint-Pierre, tous accusés en lien avec le vol de 18,7 millions $ de sirop d'érable, sera moins long que prévu.

Si au départ, les parties avaient convenu qu'il faudrait environ deux mois d'audiences, tout semble indiquer que celles-ci pourraient se terminer plus rapidement. Au jour 8 du procès devant jury lundi, le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, a en effet commencé à faire entendre son dernier témoin, soit une analyste tactique de la Sûreté du Québec. 

Annie Lafrance est donc la trentième personne à être appelée à la barre des témoins. Cette dernière a eu pour mandat de compiler certaines données comptables recueillies chez Étienne Saint-Pierre et son entreprise S.K. Export au Nouveau-Brunswick. 

Saint-Pierre achetait du sirop d'érable à plusieurs personnes dont Richard Vallières, soupçonné être l'une des têtes dirigeantes de ce vol commis en 2011 et 2012 à l'entrepôt de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec à Saint-Louis-de-Blandford. 

Or, au cours des années marquées par le vol, les achats de sirop d'érable que S. K. Export a fait auprès de Richard Vallières ont littéralement bondi. Ainsi, en 2009, S.K. Export a acheté 828 litres de sirop à Vallières, en 2010, le nombre de litres a grimpé à 8466. En 2011, Vallières est devenu le troisième meilleur vendeur de sirop avec 118 035 litres alors qu'en 2012, il a occupé le premier rang en lui vendant pas moins de 783 408 litres. 

Le contre-interrogatoire de Mme Lafrance devrait avoir lieu ce matin. Ce sera ensuite au tour de la défense de présenter sa preuve dans ce procès. 

Par ailleurs, des centaines de messages textes ont été déposés en preuve au cours de la journée. Il s'agit de conversations écrites entre Richard Vallières et l'autre présumée tête dirigeante de ce vol, dont on doit taire l'identité pour l'instant mais qui fera l'objet d'un procès en janvier devant un jury. 

On y dénombre aussi des textos envoyés par Vallières à des complices et des relations d'affaires. Dans l'un d'eux, il propose à un contact de faire des affaires dans le sirop d'érable en chiffrant le projet à 200 millions $. Il écrit avoir trouvé «la plug». 

Plus tôt dans la journée, le sergent-détective Luc Briand de la SQ a lui aussi témoigné. Il a notamment parlé des perquisitions faites chez S.K. Export en 2012 et 2015 et du peu de collaboration d'Étienne Saint-Pierre. 

Enfin, Stéphane Darveau de Sherbrooke a raconté avoir souvent acheté du sirop à Richard Vallières, notamment en 2011 et 2012. Pour un camion contenant 44 000 litres de sirop d'érable, il devait débourser entre 80 000 $ à 110 000 $ comptant. Il se chargeait ensuite de le revendre à une entreprise américaine.

Selon sa version, Vallières était considéré dans le milieu comme un «rouleux de barils»; il ne posait donc pas de question sur la provenance du sirop d'érable. Le suspect lui disait tout au plus qu'il venait du Nouveau-Brunswick.

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