Agressions sexuelles: Néashish veut aller en appel

Jean-Paul Néashish a été condamné à six ans... (Audrey Tremblay)

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Jean-Paul Néashish a été condamné à six ans d'emprisonnement le 11 octobre dernier.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation de nature sexuelle et condamné à six ans de prison, l'ancien chef de police de la communauté atikamekw de Wemotaci, Jean-Paul Néashish veut aller en appel.

Jean-Paul Néashish demandera l'autorisation de porter en appel la déclaration de culpabilité rendue en première instance. L'avocat devra toutefois être relevé de son retard de plusieurs mois. Le délai pour appeler est habituellement de 30 jours.  

Dans sa requête, l'avocat de l'ancien chef de police soulève une quinzaine d'arguments. Il estime, entre autres, que la situation politique entourant le choix des policiers enquêteurs, les rencontres avec les plaignantes et la prise de déclarations étaient teintées par des chicanes politiques et familiales et n'ont pas été prises en compte.

Me David Monaghan avance également que les déclarations du requérant ont été rédigées par les policiers dans un contexte douteux et globalement influencé et copié sur les déclarations des plaignantes.

Il ajoute également que «plusieurs erreurs de fait durant le procès sont survenues, que ce soit en raison d'une barrière de langage ou de faits énoncés lors des témoignages et qui ont été mal repris par le juge de première instance».

Me Monaghan termine en mentionnant que le juge de première instance a, dans son jugement, basé presque entièrement les faits sur les déclarations du requérant, rédigées par les policiers et à maintes reprises identifiées comme fausses par M. Néashish.

L'avocat de Néashish demandera également que son client soit remis en liberté durant les procédures. Les requêtes seront entendues le 14 novembre prochain à la Cour d'appel du Québec.

Rappelons que l'ancien chef de police avait été reconnu coupable en décembre 2015 entre autres, d'agressions sexuelles, d'atteinte à la pudeur, de grossière indécence et de viol. Les infractions sur cinq victimes se seraient produites entre 1966 et 2006. Il avait reçu sa sentence de six ans d'emprisonnement il y a quelques semaines.

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