Sentence suspendue pour un homme qui a foncé sur un véhicule de la SQ

Le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement intoxiqué et désorganisé, Keven Gauthier avait volontairement embouti un véhicule de la Sûreté du Québec qui circulait sur le boulevard Saint-Laurent, et ce, à trois reprises.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Keven Gauthier, cet individu de 28 ans qui a foncé sur un véhicule patrouille de la Sûreté du Québec à Louiseville, a obtenu la clémence du juge mardi.

La juge Dominique Slater lui a en effet fait bénéficier d'une sentence suspendue. Gauthier devra par contre respecter une probation pendant trois ans et réaliser 200 heures de travaux communautaires au cours des 12 prochains mois en plus de se soumettre à plusieurs conditions. «C'est une sentence clémente mais qui n'est pas déraisonnable», a-t-elle pris soin de préciser. 

Le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement intoxiqué et désorganisé, il avait volontairement embouti un véhicule de la Sûreté du Québec qui circulait sur le boulevard Saint-Laurent, et ce, à trois reprises.

Les policiers avaient dégainé dans l'espoir de l'arrêter mais Gauthier leur avait plutôt demandé de lui tirer une balle dans la tête. Il avait ensuite été aspergé de poivre de Cayenne et même frappé à la cuisse avec un bâton télescopique mais en vain. Il avait fallu trois policiers pour réussir à le maîtriser.

Plus tard alors qu'il était dans une cellule du poste de police, toujours dans un état de désorganisation, il avait menacé de mort un policier. 

La Couronne représentée par Me Éric Boudreau avait réclamé une peine variant entre 9 et 12 mois de prison pour les nombreux crimes commis (voies de fait, menace, méfait, conduite dangereuse et entrave).

La défense, assurée par Me Louis R. Lupien, était plutôt d'avis qu'une sentence suspendue serait appropriée dans les circonstances. Pour ce faire, il avait invoqué le processus de réhabilitation entrepris par son client. 

La juge a admis que ses gestes étaient inacceptables et que le fait qu'il soit intoxiqué ne constituait pas une excuse. 

Toutefois, elle a rappelé que personne n'avait été blessé, que Gauthier avait plaidé coupable, qu'il éprouvait des regrets, et qu'il avait fait des efforts pour se réhabiliter tant au niveau de sa toxicomanie et que de sa problématique de santé mentale.

En dépit d'antécédents judiciaires, il n'est pas considéré comme un individu fortement criminalisé. La juge Slater croit donc qu'il n'est pas nécessaire de lui imposer de la prison ferme pour remplir les critères de dénonciation et de dissuasion mais plutôt de l'encadrer, et de le tirer de sa oisiveté. 

Elle a aussi tenu compte des 85 jours de détention provisoire qu'il a purgés. 

Outre les travaux, il devra compléter tout cheminement thérapeutique suggéré par son agent de probation, continuer son suivi médical, prendre sa médication et ne pas consommer de drogue.

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