Il a volé 36 000 $ à son employeur 

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michaël Bellemare, un jeune homme de 22 ans de Louiseville, devra purger six mois de prison pour avoir volé à son employeur la somme de 36 000 $.

Les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il a plaidé coupable en janvier dernier, sont survenus entre octobre 2012 et mai 2013. À l'époque, Michaël Bellemare travaillait à la Tabagie Grand-Père de Louiseville. Il avait été engagé par le propriétaire, Michel Ringuette, en raison notamment de la confiance que ce dernier vouait à la mère du jeune homme, également une employée.

Or, Michaël Bellemare en a profité pour voler son patron, principalement en s'emparant de cigarettes et de billets de loto.

Ses délits ont par ailleurs eu des conséquences majeures pour Michel Ringuette. Ce dernier envisageait à l'époque de vendre son commerce après 27 ans et de prendre sa retraite. Le pot-aux-roses a justement été découvert lorsqu'il a entrepris les démarches pour se départir de la tabagie : le bilan financier affichait des pertes importantes.

L'employé a dès lors été interrogé puis arrêté. Il a finalement été accusé de vol de plus de 5000 $. En janvier denier, il a plaidé coupable. Un rapport présentenciel a ensuite été demandé mais Michaël Bellemare a omis d'assumer ses responsabilités et de rencontrer l'agent de probation tel que promis.

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence qui ont eu lieu lundi, le jeune homme a dit regretter ses délits. Il s'est également dit prêt à rembourser M. Ringuette.  

Toutefois, lorsqu'il a été contre-interrogé par la procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, il a avoué n'avoir pas d'argent à verser présentement, et ce, même s'il a plaidé coupable il y a dix mois et qu'il a réussi à se trouver un nouvel emploi. Cette absence d'effort a fait réagir le juge Guy Lambert. Il a déclaré que c'était illusoire de penser qu'il pourrait le rembourser. Il croit d'ailleurs que M. Ringuette sera plutôt obligé d'entamer un recours civil pour récupérer cet argent. À ce jour, il a tout au plus obtenu la somme de 11 000 $ mais elle lui a été remise par ses assurances. 

Il a réussi à vendre son commerce il y a quelques mois mais il doit encore rembourser la somme de 15 000 $ à ses créanciers. Par le fait même, il doit mettre les bouchées doubles et travailler à la tabagie 35-40 heures par semaine.

La Couronne a donc suggéré qu'une peine de sept à huit mois de prison ferme soit imposée au suspect compte tenu des nombreux facteurs aggravants de cette histoire.

L'avocate de la défense, Me Karine Bussière, a pour sa part essayé d'obtenir la clémence du tribunal avec une peine dans la collectivité en rappelant que son client était peu scolarisé, immature, qu'il n'avait pas d'antécédents judiciaires et qu'il avait plaidé coupable.  

Le juge Lambert a certes tenu compte de ces facteurs mais il a insisté sur l'importance de prioriser les critères de dénonciation et de dissuasion. Non seulement les délits étaient prémédités, mais Michaël Bellemare a surtout brisé le lien de confiance avec son employeur. 

Outre la prison pendant six mois, il devra respecter une probation pendant deux ans.

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