Accident de speed boat: la direction du bateau semblait fonctionnelle

Sylvain Girard... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Sylvain Girard

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le procès de Sylvain Girard a permis d'apprendre que la direction du bateau qu'il conduisait semblait fonctionnelle au moment où il a été impliqué dans un accident mortel.

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Selon un enquêteur de la Sûreté du Québec, un mécanicien a vérifié la direction du bateau et le tout était fonctionnel.

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L'homme de 59 ans est accusé de conduite dangereuse causant la mort et de négligence criminelle causant la mort d'Alexandre Bourque, 27 ans, lors d'un accident survenu le 4 août 2012 à Shawinigan. Mardi, Patrick Masson a raconté au palais de justice de Shawinigan qu'il a pris part à ce dossier à titre d'enquêteur de la Sûreté du Québec. Il était présent lors de l'inspection du bateau effectuée dans un entrepôt de Nicolet le 21 août 2012. 

Selon lui, un mécanicien a vérifié la direction du bateau et le tout était fonctionnel. Le mécanicien lui a transmis un document lui indiquant que cette partie de la mécanique du bateau était en ordre.

Stéphane Lévesque avait au préalable tenu des propos semblables lorsqu'il a été appelé à témoigner par le procureur de la Couronne, Me Benoit Larouche. M. Lévesque a participé à l'inspection du véhicule. À titre de policier de la Sûreté du Québec affecté à la patrouille pour les véhicules récréatifs depuis 1996, M. Lévesque a vérifié certains équipements du bateau afin de savoir si celui-ci respectait les normes.

Tout en notant la présence de cinq vêtements de flottaison, dont deux n'étaient pas approuvés par Transport Canada, M. Lévesque a vérifié l'état des pieds du moteur. Il voulait savoir si une défectuosité avait pu être à l'origine de l'accident. Il a constaté que les pieds n'étaient pas brisés, ni les hélices.

Le policier a ajouté que le bateau contient cinq sièges. Rappelons que la SQ avait dévoilé à l'époque qu'une douzaine de personnes se trouvaient à bord du bateau au moment de l'accident avant d'être éjectées à la suite d'une fausse manoeuvre.

Selon M. Lévesque, aucune plaque faisant état du nombre maximal de passagers pouvant se trouver dans le bateau. La situation s'explique par le fait que le bateau a été fabriqué et acheté aux États-Unis. Le témoin a souligné que la responsabilité d'afficher la capacité maximale revient au fabricant et non pas au propriétaire de l'embarcation.

M. Lévesque a aussi confirmé que Sylvain Girard possède le permis l'autorisant à conduire des bateaux.

Questionné par Me Michel Lebrun, un des avocats de Girard, Stéphane Lévesque a confirmé qu'il n'y a aucune limite de vitesse sur la rivière Saint-Maurice.

Trois autres personnes ont témoigné mardi. Parmi ces personnes, un reconstitutionniste de la SQ a déposé de nombreuses photos des lieux de l'accident et du bateau.

Le procès se poursuit mercredi.

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