Keven Gauthier: un an de prison pour avoir foncé sur une voiture de la SQ?

Le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement... (Stéphane Lessard)

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Le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement intoxiqué, Keven Gauthier avait volontairement embouti un véhicule de la Sûreté du Québec qui circulait sur le boulevard Saint-Laurent, et ce, à trois reprises.

Stéphane Lessard

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Keven Gauthier, cet individu qui avait foncé sans aucune raison sur une voiture de la Sûreté du Québec à Louiseville, devra patienter jusqu'au 25 octobre pour connaître sa sentence.

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence qui ont eu lieu vendredi après-midi, il a dit regretter ses gestes même s'il n'en garde aucun souvenir. «Je veux m'excuser auprès des policiers. J'ai des remords de conscience. J'étais défoncé», a-t-il déclaré à la juge Dominique Slater. 

Or, la Couronne réclame néanmoins une peine de 9 à 12 mois de prison pour ses délits, soit la conduite dangereuse, le méfait, les voies de fait sur les policiers et la menace. En ce sens, le procureur Me Éric Boudreau estime que la société ne doit pas tolérer pareils gestes. 

On se rappellera que le 1er avril dernier, alors qu'il était fortement intoxiqué, il avait volontairement embouti un véhicule de la Sûreté du Québec qui circulait sur le boulevard Saint-Laurent, et ce, à trois reprises. Les policiers avaient immédiatement remarqué que l'individu au volant du véhicule semblait enragé et parlait tout seul. 

Ils avaient dégainé dans l'espoir de l'arrêter mais Gauthier leur avait plutôt demandé de lui tirer une balle dans la tête à deux reprises. Il avait ensuite été aspergé de poivre de Cayenne et même frappé à la cuisse avec un bâton télescopique mais en vain. Il avait finalement fallu trois policiers pour réussir à le maîtriser. 

Plus tard alors qu'il était dans une cellule du poste de police, toujours dans un état de désorganisation, il avait menacé de mort un policier. 

Dans sa plaidoirie, Me Boudreau a rappelé que Gauthier avait des antécédents judiciaires en matière de violence. En septembre 2008, il avait été condamné à 18 mois de prison. 

En se basant sur le rapport présentenciel, Me Boudreau a indiqué que le risque de récidive est toujours présent et que le prévenu semble peu intéressé à bénéficier d'un suivi post thérapie sur son comportement violent. 

De son côté, l'avocat de Gauthier, Me Louis R. Lupien, estime qu'une sentence suspendue et une probation de trois ans avec suivi seraient davantage appropriées dans les circonstances. 

Tout en rappelant le principe de l'individualisation de la peine, il a fait part des problèmes de santé mentale de son client et de sa dépendance aux stupéfiants. «Il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a», a-t-il martelé. 

En effet, il croit que malgré ses limites cognitives, il a su prendre le taureau par les cornes et entreprendre avec succès une thérapie à la Maison de la Batiscan. 

De plus, Gauthier serait abstinent depuis quelques mois. Toujours selon Me Lupien, son client est conscient de ses problèmes et a même fait modifier sa médication par injection pour qu'elle soit plus fréquente. Il est prêt à faire des démarches auprès d'une ressource externe en toxicomanie. Il a donc réclamé une peine clémente.

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