Sentence suspendue pour Josée Lessard

Josée Lessard, ex-directrice générale de la Chambre de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Josée Lessard, ex-directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'étape de son procès, Josée Lessard, l'ex-directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé, a plutôt décidé de plaider coupable, jeudi, à une accusation réduite de fraude.

En retour, elle a eu droit à une sentence suspendue. Cependant, elle devra réaliser 30 heures de travaux communautaires, rembourser les 5000 $ qu'elle doit à la Chambre de commerce à raison de 1000 $ par six mois et se soumettre à une probation pendant trois ans. 

Rappelons qu'en août dernier, elle avait été citée à subir un procès pour fraude à la suite d'une enquête préliminaire devant la juge Guylaine Tremblay. L'accusation était celle de fraude de plus de 5000 $. 

Selon ce qu'on avait pu apprendre à ce moment, Josée Lessard aurait floué son ex-employeur pour un montant d'environ 20 000 $. La Chambre de commerce prétendait même que la fraude était plus élevée mais n'était pas en mesure de le prouver. 

Les discussions entre la Couronne et la Défense avaient par la suite continué en vue d'un procès éventuel. Comme l'a expliqué au tribunal la procureure, Me Catherine Roberge, le chef de fraude de plus de 5000 $ a été réduit à celui de fraude de moins de 5000 $. 

En fait, s'il a été prouvé que Mme Lessard s'était bel et bien donné sans autorisation des salaires plus élevés entre mai 2011 et juillet 2013, dont certains qui pouvaient atteindre le double, il existe une défense possible sur les paies de vacances qu'elle se serait versées. 

Son avocat, Me Jean-Sébastien Gladu, avait d'ailleurs rappelé que la Chambre de commerce lui aurait déjà accordé dans le passé lesdites paies de vacances. 

Les parties avaient par ailleurs convenu d'une suggestion commune de sentence dans l'éventualité où elle plaiderait coupable.

Jeudi matin, Mme Lessard a donc décidé d'enregistrer un plaidoyer de culpabilité sur l'accusation réduite. 

Dans le cadre de ses plaidoiries, Me Gladu a aussi pris soin de mentionner à la juge Guylaine Tremblay que les conséquences de cette fraude avaient été très lourdes pour sa cliente. 

Elle a certes perdu son emploi mais elle a aussi fait une dépression. La médiatisation de cette affaire l'aurait incitée à quitter la région pour essayer de se trouver un nouvel emploi. Elle a finalement dû se résoudre à faire un retour aux études dans un tout autre domaine. 

Dans les circonstances, le tribunal a donc conclu que la suggestion de sentence était raisonnable. Elle a aussi tenu compte de son absence d'antécédents judiciaires, de son plaidoyer de culpabilité et de sa volonté de rembourser son ex-employeur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer