«Si ça m'arrivait, j'en voudrais autant»

Nicole Lemay, mère de Sebastien Dupuis, disparu en... (Archives Le Nouvelliste)

Agrandir

Nicole Lemay, mère de Sebastien Dupuis, disparu en 2005.

Archives Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Filion
Le Nouvelliste

La possibilité de retrouver une personne disparue n'a pas de prix et on doit mettre toutes les ressources disponibles à la disposition des enquêteurs.

Du moins, c'est l'avis de Nicole Lemay, mère de Sébastien Dupuis disparu en 2005, lorsque questionnée au sujet des coûts engendrés par les recherches entourant la découverte des restes de Cédrika Provencher.

Avouant avoir été surprise par les chiffres dévoilés, elle ne doute aucunement de la nécessité de l'argent dépensé. 

«Si tu as une chance de trouver quelque chose qui peut permettre d'aider l'enquête, tu ne peux pas la négliger même si, au final, la facture va aux contribuables. J'ai trouvé le montant énorme. Tu ne sais jamais combien ça coûte exactement, mais si ça m'arrivait, j'en voudrais autant», assure Mme Lemay, dont le fils a été vu pour la dernière fois alors qu'il s'était rendu à vélo à Saint-Alexis-des-Monts pour participer à une fête le 16 août 2005. Il avait alors 24 ans.

La situation de Cédrika Provencher était également particulière, selon Nicole Lemay. L'emplacement des restes de la petite de 9 ans et la médiatisation autour de sa disparition ont certainement aidé à faire grimper la facture. «Plus la personne est médiatisée, plus c'est gros. Pour un enfant c'est normal d'en faire encore plus. Et Cédrika, c'était très médiatisé et ils ne pouvaient pas en faire moins.

«Les restes de Cédrika ont été retrouvés dans une zone très boisée, semblable à l'endroit où mon fils est disparu. Ils doivent chercher quasiment au pouce carré. Je comprends que c'était beaucoup plus long», analyse Mme Lemay. 

La découverte des ossements de Cédrika Provencher a inévitablement donné espoir à la famille de Sébastien Dupuis qu'un jour, eux aussi pourront avoir des réponses.

«C'est arrivé par hasard pour Cédrika. Je garde espoir. Dans ma tête il est décédé, mais ça prend les restes pour finir...» espère la mère de Sébastien.

Il faut utiliser les bénévoles

Nicole Lemay est catégorique: il faut suivre la recommandation du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et utiliser le plus de bénévoles possible dans des cas de recherche de personnes disparues.

«Quand ça m'est arrivé, j'aurais pu avoir beaucoup plus de bénévoles. Mon mari travaillait pour Olymel à Berthierville et ils voulaient remplir un autobus de gens pour venir nous aider bénévolement. Le problème c'est qu'il n'y aurait eu personne pour s'occuper d'eux. Il manquait de personnes habituées d'être dans le bois et capables d'encadrer ces bénévoles.»

Résultat, la famille et les enquêteurs ont dû se passer de nombreuses personnes qui, au final, auraient pu faire une différence...

«Il y avait déjà des bénévoles, des pompiers et des policiers, mais on aurait pu en avoir plus. Tu ne peux pas envoyer des personnes qui ne sont pas formées dans des situations dangereuses. Au final, ça coûterait pas mal moins cher, mais il faut les encadrer», conclut Nicole Lemay.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer