Voies de fait et agression sexuelle: appel rejeté pour Daniel Bergeron

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Daniel Bergeron a échoué dans sa tentative de renverser le jugement de culpabilité prononcé contre lui pour une sordide affaire d'agression sexuelle armée, voies de fait, voies de fait armées, séquestration et menace.

Dans une décision rendue le 29 septembre, la Cour d'appel a en effet rejeté sa demande et confirmé le jugement de première instance rendu le 22 janvier 2015 par le juge Guy Lambert de la Cour du Québec.

Le 2 août 2013, il s'en était pris violemment à une femme lors d'une dispute. Il l'avait notamment prise par le bras, lui avait serré le cou, l'avait projetée au sol, avait appuyé son genou sur son sternum en l'agrippant par le cou au point de lui faire perdre le souffle. Cette dernière s'était débattue et l'avait même mordu au bicep pour qu'il la lâche mais en vain. 

Il avait ensuite relevé sa jupe, coupé sa petite culotte et versé deux bières sur ses parties génitales pour ensuite tenter de brûler ses poils pubiens en utilisant un briquet. Il avait également inséré un objet dans son vagin. Elle a cru qu'il s'agissait du briquet sans en être certaine totalement. Il aurait ensuite menacé de la violer avec une barre de fer et l'avait contrainte de demeurer sur place.

Elle avait plus tard réussi à prendre la fuite en se précipitant devant un véhicule qui approchait. 

Dans son témoignage, Daniel Bergeron avait indiqué que la plaignante était une bipolaire, qui consommait de l'alcool et qui tombait souvent en crise au point de l'attaquer. Elle l'aurait même déjà agressé avec un couteau. Il a nié avoir tenté de brûler les poils pubiens ou inséré un objet dans son vagin. 

Même s'il reconnaît que cette affaire était délicate et qu'il fallait être prudent dans l'analyse des témoignages de l'accusé et de la victime, le juge Guy Lambert avait déclaré Daniel Bergeron coupable. Il avait rejeté le témoignage de l'accusé mais cru la plaignante. 

Or, selon Daniel Bergeron, qui était défendu par Me René Duval, le jugement n'était pas suffisamment motivé en ce qui concerne le témoignage de la plaignante, les conclusions du juge ne se tenaient pas et le verdict était déraisonnable. 

Dans son analyse, les trois juges de la Cour d'appel ont reconnu que le juge avait bien fait de rejeter la version de Bergeron, notamment en ce qui a trait au lieu où tout avait débuté. Sur ce point, son témoignage ne tenait pas la route selon la Cour d'appel puisqu'il parlait d'un garage ou d'un patio.

Quant à la crédibilité de la plaignante, la Cour d'appel estime qu'il n'y pas eu d'erreur de la part du juge de première instance dans son évaluation. Même si on ne peut déterminer que l'objet introduit dans son vagin était un briquet ou une arme, cela n'a pas d'importance pour les juges. Si une chose a été utilisée pour menacer ou intimider la plaignante, c'est une arme. Qui plus est, le témoignage de la plaignante a été confirmé par des éléments matériels très incriminants.

Enfin, dans cette affaire pilotée par Me Louis-Charles Bal de la Couronne, la Cour d'appel a conclu que Daniel Bergeron n'a pas réussi à démontrer que le juge n'avait pas tenu compte des contradictions et peut-être même de certaines invraisemblances dans la version de la plaignante.

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