«Cela n'aurait jamais dû arriver», déplore la victime de Marc Perron

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Maintenant que Marc Perron a plaidé coupable, sa jeune victime, Natasha Raymond, souhaite qu'il soit déclaré délinquant dangereux.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour Natasha Raymond, le plaidoyer de culpabilité enregistré mercredi par son agresseur, Marc Perron, constitue ni plus ni moins qu'«un gros cadeau».

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Marc Perron a enregistré mercredi des plaidoyers de culpabilité sur tous les chefs d'accusation portés contre lui.

François Gervais, Le Nouvelliste

Pour rien au monde, l'adolescente n'aurait raté ce moment au palais de justice de Trois-Rivières, et ce, même si elle est bouleversée par la présence de son agresseur. «Il fallait que je sois là», a-t-elle avoué, la voix tremblotante. «C'est bien car au moins, ça avance», a-t-elle ajouté, en faisant référence à cette cause qui dure depuis presque un an. 

Perron a en effet enregistré, mercredi, des plaidoyers de culpabilité sur tous les chefs d'accusation portés contre lui, soit voies de fait graves et séquestration de Natasha Raymond. Il a aussi admis avoir eu du cannabis en sa possession et s'être livré à des voies de fait contre un photographe du Nouvelliste lors de sa comparution au palais de justice.

On se rappellera qu'il avait agressé sans aucune raison la jeune fille sur la rue Laviolette, face au Séminaire Saint-Joseph. Le délit était survenu vers 19 h 50 le 13 octobre 2015. La plaignante, alors âgée de 14 ans, marchait sur le trottoir pour aller rejoindre une amie.

Voyant qu'un inconnu la suivait, elle avait fait un pas de côté pour le laisser passer, mais il l'avait plutôt agrippée et lui avait asséné 14 coups de masse.

La jeune fille avait fait semblant d'être morte afin qu'il cesse de la frapper mais voyant qu'il n'arrêtait pas, elle avait crié. Ce sont finalement des voisins qui étaient intervenus pour stopper l'agresseur et porter secours à la victime.

Outre les impacts physiques dont un traumatisme crânien sévère, Natasha doit aussi composer avec les symptômes reliés à un choc post-traumatique. Certes, son état s'est légèrement amélioré ces dernières semaines mais elle vit encore des ralentissements, éprouve des pertes de mémoire et des difficultés à se concentrer. Elle a échoué une année scolaire et a dû faire une croix sur son rêve de devenir comédienne. 

Si au début l'agression lui causait de la peine, elle vit maintenant beaucoup de colère. «Cela n'aurait jamais dû arriver. Au début, j'étais plus émotive mais maintenant, je sens une boule de rage en moi», a-t-elle mentionné. 

Quant à la sentence qu'elle souhaite pour son agresseur, elle est contente de savoir que la procureure de la Couronne veut faire une requête pour le faire déclarer délinquant dangereux. En effet, Me Marie-Ève Paquet a annoncé qu'elle allait entamer des procédures en ce sens, compte tenu de la gravité du crime et des antécédents judiciaires de Marc Perron.

L'avocate a rappelé qu'en 1995, celui-ci avait été impliqué dans une affaire de voies de fait armées, séquestration et menaces sur une jeune fille pour lesquels il avait fait des travaux communautaires.

En 1996, il avait été condamné à une peine de deux ans moins un jour de prison pour une agression sexuelle et la séquestration d'une autre mineure. Finalement, il s'était livré à des attouchements sexuels sur un garçon de 11 ans en 2010. Il avait alors écopé d'une peine de 20 mois de prison.

La Couronne a donc demandé à ce que la cause soit reportée au 9 novembre pour lui permettre d'obtenir les autorisations du procureur en chef. L'avocat de Perron, Me Yvan Braun, fera alors connaître ses intentions sur la suite des procédures. 

Dans l'éventualité où Perron serait déclaré délinquant dangereux, il sera envoyé en prison pour une période indéterminée avec une évaluation aux sept ans.

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