Affaire Vadeboncoeur: deux policiers félicités

Alexis Vadeboncoeur à la suite de son arrestation....

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Alexis Vadeboncoeur à la suite de son arrestation.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Barbara Provencher et Marc-André St-Amant ont reçu les félicitations du lieutenant Jean Bolduc pour l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur à la suite de son vol qualifié commis le 2 février 2013 à Trois-Rivières.

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Le docteur Sébastien Lampron.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

L'agente Véronique Gagnon a complété mardi son témoignage... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.1

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L'agente Véronique Gagnon a complété mardi son témoignage au procès des quatre policiers trifluviens.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

C'est ce que le lieutenant Bolduc a confirmé, mardi, lors de son témoignage au procès de Provencher, St-Amant, Dominic Pronovost et Kaven Deslauriers, accusés d'avoir tabassé Vadeboncoeur.

M. Bolduc a précisé au palais de justice de Trois-Rivières que les actions des agents Provencher et Saint-Amant méritaient une note positive à leur dossier.

«Ils ont bien procédé à l'arrestation d'un suspect de vol qualifié, avec ce que j'ai entendu sur les ondes», a déclaré le lieutenant Bolduc.

Mais le soir du 2 février 2013, il n'a pas fait de commentaire concernant les images captées par le système de surveillance du Cégep de Trois-Rivières pour la simple raison qu'il a vu très partiellement la vidéo lorsqu'elle a été présentée au poste de police.

«Je ne l'ai jamais visionnée au complet. J'en ai pris connaissance une vingtaine de jours plus tard par les médias, a expliqué M. Bolduc.

Le visionnement de la bande vidéo s'est fait en présence de plusieurs policiers, le 2 février 2013. Jean Bolduc est allé jeter un coup d'oeil, mais comme l'ordinateur de la police avait de la difficulté à lire le document, il a préféré faire autre chose.

«Je vois le bout (de la vidéo) où il (Alexis Vadeboncoeur) est au sol. Mais on voit des images qui sont figées. Je suis resté entre 10 et 15 secondes.»

M. Bolduc a assisté à l'arrivée d'Alexis Vadeboncoeur au quartier général. Selon lui, le prévenu se tenait droit, parlait calmement, ne semblait aucunement terrorisé et ne se plaignait pas de douleurs.

«J'ai remarqué qu'il est râpé sur la joue et au front. J'ai constaté qu'il a les yeux rougis, un peu vitreux. Il n'a pas de difficulté à marcher, à parler, à respirer.»

En raison de sa fonction, Jean Bolduc a le pouvoir de demander qu'un détenu reçoive des soins de santé si sa condition l'exige. Ce qu'il a constaté ce soir-là auprès d'Alexis Vadeboncoeur ne requérait aucun soin médical.

Jean Bolduc a souligné avoir lu et signé les rapports présentés par les quatre accusés. Il affirme ne jamais avoir entendu un policier dire qu'il avait la volonté de faire disparaître la vidéo du cégep.

Pour sa part, Véronique Gagnon estime que l'intervention policière qui a mené à l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur s'est bien déroulée dans un contexte de haut risque de dangerosité.

Cette policière de Trois-Rivières a conclu mardi son témoignage au procès des quatre policiers. Elle se souvient que le lieutenant Bolduc a félicité les policiers pour avoir procédé à l'arrestation du responsable du vol qualifié à la pharmacie Jean Coutu.

Selon elle, le niveau d'adrénaline était «dans le tapis» lorsqu'elle a entendu sur les ondes radio que des agents pourchassaient un individu qui venait de commettre un vol à main armée dans une pharmacie du boulevard des Récollets.

«On sait qu'elle (Barbara Provencher) court, elle est essoufflée, elle est stressée. J'avais peur pour elle», a raconté Mme Gagnon, qui affirme que ses collègues ont eu de la difficulté à menotter Vadeboncoeur, mais n'ont pas posé de gestes de brutalité excessive.

Le médecin Sébastien Lampron a examiné Alexis Vadeboncoeur le 22 février 2013 au centre Cloutier-Du Rivage Selon le docteur Lampron, Vadeboncoeur affirmait avoir des douleurs liés à un cas de brutalité policière.

Ces douleurs sont multiples: au poignet droit, à la cheville gauche, au thorax, au testicule droit. Vadeboncoeur dit avoir des maux de tête et la vue embrouillée. 

Après avoir examiné le patient et lui avoir fait subir un scan cérébral et des radiographies, le docteur Lampron a diagnostiqué un traumatisme crânien léger. Le scan n'a révélé aucune anomalie et les radiographies ont toutes été négatives.

Me Stephen Angers, avocat de Kaven Deslauriers, a demandé au médecin s'il savait que Vadeboncoeur avait été victime de brutalité policière au Mexique en 2011. Sébastien Lampron l'ignorait.

Il ne connaissait pas plus les antécédents de Vadeboncoeur en matière de consommation de stupéfiants et ne savait pas qu'il avait fait une chute quelques jours auparavant à la prison de Trois-Rivières, une chute que Vadeboncoeur explique par une crise d'épilepsie.

«Les constats (faits par le médecin) sont tributaires de ce que vous dit le patient?», a demandé Me Angers.

«Effectivement», a confirmé le docteur, qui ne croit pas que son diagnostic aurait changé s'il avait été mis du courant des événements du Mexique.

Le procès continue mercredi.

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