Femme présumément torturée: Samuel Alarie-Lamy reste détenu

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Samuel Alarie-Lamy

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Samuel Alarie-Lamy, cet individu qui aurait torturé et séquestré une ex-conjointe l'été dernier, a échoué dans sa tentative de reprendre sa liberté.

Au terme d'une enquête sur caution qui a eu lieu mardi au palais de justice de Shawinigan, le juge Guy Lambert a en effet ordonné que le jeune homme de 23 ans soit détenu pour le reste des procédures judiciaires, et ce, en raison de la gravité des infractions qui lui sont reprochées et de ses antécédents judiciaires. 

Le suspect, qui est représenté par Me David Grégoire, avait pourtant tenté d'obtenir la clémence du juge en se disant prêt à suivre une thérapie pour régler ses problèmes d'alcool et de drogue mais cela n'a pas été suffisant. Non seulement il a une cause pendante de voie de fait dans le district de Sherbrooke, mais il a déjà été condamné en 2013 à 18 mois de prison pour des voies de fait graves. 

Qui plus est, à la demande de la procureure de la Couronne Me Vicky Belleville, un policier a fait le récit des événements devant le tribunal. La présumée victime a déjà fréquenté Samuel Alarie-Lamy. Le 31 juillet dernier, à la suite d'une dispute, le suspect aurait carrément pété les plombs. Il aurait alors frappé la femme à plusieurs reprises. Il l'aurait également ébouillantée et étranglée. 

En fait, il lui aurait fait subir les pires sévices, comme de lui enfoncer un clou dans un genou à l'aide d'un marteau pour ensuite l'obliger à le retirer elle-même à l'aide d'une pince. Le prévenu aurait poussé l'odieux jusqu'à lui insérer un piment et de la sauce piquante dans le rectum. Il lui aurait aussi fait manger de la nourriture à chien. Son agresseur lui aurait même mis autour du cou un collier à chien de type «choker» pour la promener en laisse. 

Au cours de ces tortures, la femme aurait ainsi perdu connaissance à au moins deux reprises, dont une où elle est revenue à elle alors que l'accusé lui faisait un massage cardiaque. 

Enfin, elle aurait été séquestrée chez elle, nue la majorité du temps, puisque le suspect avait découpé ses vêtements. Après une semaine, elle a finalement trouvé le courage de s'enfuir et de porter plainte.

Elle était d'ailleurs présente mardi au palais de justice, bien qu'elle ait préféré quitter la salle d'audiences lorsque son ex-conjoint a été interrogé. 

«On m'a annoncé plus tard qu'il allait demeurer détenu. Pour moi, c'est un vrai soulagement. Maintenant, je vais continuer de faire confiance à la justice», a-t-elle indiqué. 

Le dossier de Samuel Alarie-Lamy a été reporté au 7 octobre. Les parties pourraient alors déterminer la date de l'enquête préliminaire.

Rappelons qu'il est accusé de voies de fait, de séquestration et d'agression sexuelle contre cette femme de 33 ans.

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