Cellulaire au volant: la troisième pire région au Québec

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Une campagne panquébécoise se tient cette semaine pour contrer l'utilisation du cellulaire au volant.

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(Trois-Rivières) La région Mauricie-Lanaudière est l'endroit au Québec où la Sûreté du Québec enregistre le troisième plus haut nombre de constats d'infraction liés à l'utilisation du cellulaire au volant.

Cette statistique est rendue publique alors que se tient cette semaine une opération policière d'envergure provinciale pour contrer l'utilisation du téléphone cellulaire au volant.

D'ici vendredi, la Sûreté du Québec ainsi que les différents corps policiers municipaux tiendront des opérations spéciales et porteront une attention particulière à l'utilisation du téléphone cellulaire au volant. 

«Il ne s'agit pas de punir les gens, mais bien de les sensibiliser à adopter un comportement responsable, tout en améliorant le bilan routier au Québec», explique la porte-parole de la SQ en Mauricie, Annie Thibodeau. Cette dernière rappelle que depuis peu, les distractions au volant sont devenues la cause principale des collisions automobiles, reléguant au second rang la vitesse qui a longtemps été la première cause de collision au Québec.

Ainsi, des 14 675 constats d'infraction qui se sont donnés en moyenne par année au Québec depuis trois ans pour l'utilisation du cellulaire au volant, 1980 d'entre eux l'ont été en Mauricie et dans Lanaudière, ce qui classe la région au troisième rang des plus «délinquantes» en cette matière, précédée du parcours autoroutier du grand Montréal (4578 constats) et de la région de la Montérégie (2008 constats).

En vertu du code de la sécurité routière, le seul fait de tenir en main, en conduisant, un appareil ayant une fonction téléphonique constitue une infraction passible d'une amende totalisant 127$ et quatre point d'inaptitude, rappelle Annie Thibodeau. «Quelqu'un qui texte au volant et dont l'attention n'est pas entièrement sur la route augmente de 23 fois le risque de provoquer une collision», ajoute-t-elle.

On remarque tout de même une baisse de 11 % du nombre de constats d'infraction donnés en 2015, par rapport à 2014. Une baisse attribuable à plusieurs facteurs, croit Mme Thibodeau. «Évidemment, nous avons augmenté le nombre d'opérations policières pour sensibiliser les gens, mais il y a aussi l'acceptabilité sociale qui est de moins en moins présente. Il n'est pas rare que des gens nous appellent pour nous aviser d'un automobiliste qui conduit avec un cellulaire en main. Les gens sont de plus en plus sensibles aux dangers que cela peut représenter», constate Annie Thibodeau.

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