Séquestrée et torturée, elle craint que son présumé agresseur soit libéré

Samuel Alarie-Lamy était de retour au palais de...

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Samuel Alarie-Lamy était de retour au palais de justice de Shawinigan mercredi.

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«Je ne sais pas ce qu'il irait faire en thérapie. Sa place est en prison.»

Mélissa (nom fictif), la présumée victime de Samuel Alarie-Lamy, cet individu de 23 ans accusé de voies de fait, séquestration et agression sexuelle, en a gros sur le coeur. Alors que l'homme revenait devant le juge mercredi, à Shawinigan, son enquête sur remise en liberté a une nouvelle fois été reportée afin que son avocat puisse lui trouver une maison de thérapie.

Rappelons que le soir du 31 juillet dernier, Alarie-Lamy aurait attendu sa présumée victime chez elle, l'aurait rouée de coups, l'aurait ébouillantée et étranglée.

Il lui aurait fait subir les pires sévices, notamment en lui enfonçant un clou dans un genou à l'aide d'un marteau, et en lui demandant de le retirer elle-même à l'aide d'une pince. Après cet épisode de torture, Mélissa aurait été séquestrée chez elle pendant près d'une semaine avant de réussir à s'enfuir.

Or, il semble qu'aucune maison de thérapie de la région, ni même plusieurs maisons dans d'autres régions, ne soit prête à recevoir l'accusé. Son avocat, Me David Grégoire, a indiqué au tribunal avoir besoin de quelques jours encore pour lui trouver une maison, alors qu'une dernière tentative était en cours avec la maison Carat de Sainte-Brigitte.

Me Grégoire a notamment fait savoir au juge Guy Lambert que la cause avait été fort médiatisée et qu'à cause de cela, plusieurs maisons de thérapie étaient réticentes à recevoir son client en désintoxication.

Mais pour Mélissa, c'est en prison qu'Alarie-Lamy devrait se retrouver pour le reste des procédures judiciaires. Présente au palais de justice, mercredi, elle a indiqué craindre encore pour sa propre sécurité.

«Je souhaite ardemment qu'il reste enfermé le temps des procédures. Je crains pour ma sécurité. Il sait où j'habite. Je ne tiens pas à ce que les événements se reproduisent une autre fois», a-t-elle confié, ajoutant qu'elle le croit également dangereux pour la société en général.

Mélissa doute fort qu'il ait réellement besoin d'une cure de désintoxication. «Je ne comprends pas le pourquoi des maisons de thérapie. À ma connaissance, il n'a pas de problème de toxicomanie. Je ne vois pas le rapport. J'ai cru comprendre que personne ne pouvait le prendre. Tant mieux. Pour moi, sa place est en prison, mais ce sera la décision du juge», ajoute-t-elle.

Depuis les événements, Mélissa avoue vivre dans l'angoisse et la peur. C'est d'ailleurs ce qu'elle a ressenti, mercredi, en le voyant pour la toute première fois depuis la présumée agression. À sa sortie du palais de justice, elle avait d'ailleurs du mal à ne pas trembler en fouillant dans son sac à main.

«Je vis sur le stress, c'est intense. Aujourd'hui ce l'est encore plus. Je l'ai revu, il m'a vue, je pense qu'il ne s'attendait pas à ce que je sois là aujourd'hui. En le voyant, j'ai eu peur qu'il saute par dessus (le box des accusés), j'ai eu peur qu'il essaie de vouloir m'approcher», mentionne-t-elle.

«Je fais toujours des cauchemars, toutes les nuits c'est un enfer pour moi. Je vais avoir de l'aide prochainement. Je vais faire les demandes pour ça. Il y a des moments où je suis correcte comme d'autres où je ne le suis pas. Mais je tenais absolument à être là et je veux suivre les procédures jusqu'à la fin», martèle Mélissa.

Samuel Alarie-Lamy reviendra en cour mardi prochain pour la tenue de son enquête sur remise en liberté. 

D'ici là, son avocat poursuit les démarches pour l'envoyer en thérapie et ainsi offrir des garanties suffisantes au tribunal.

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