Accident de train à Sainte-Ursule: une enquête pour y voir plus clair

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Le camion qui a heurté le train est en ruines, mais son conducteur a survécu.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Sainte-Ursule) L'heure était aux enquêtes, au nettoyage, à certaines réparations et au bilan, mercredi, à la suite de la collision survenue la veille entre en un camion chargé de sable et un train de passagers de Via Rail sur le rang des Chutes (route 348), à Sainte-Ursule.

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La collision a occasionné des bris importants au train.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Le maire de cette municipalité, Réjean Carle, veut voir les rapports d'enquête afin de prévenir d'autres accidents du genre. «Y a-t-il quelque chose à faire? Je ne sais pas, dit-il. Je ne suis pas un expert. Il faudrait une étude du ministère des Transports pour voir ce qui serait le mieux.»

Le maire a indiqué, mercredi, qu'il ne peut pas vraiment se prononcer sur le degré de danger de cette intersection ferroviaire, sur la route 348, où est survenue la collision. Il attend notamment le rapport d'enquête du Bureau de la sécurité dans les transports, d'ici quelques jours.

M. Carle rapporte avoir déjà signalé verbalement au ministère des Transports, dans le passé, que beaucoup de camions circulent dans ce secteur, mais sans plus. «On n'a pas fait de résolution. On n'a pas fait d'enquête», indique le maire.

Les deux voies de la route 348 sont demeurées fermées toute la journée, mercredi, afin de retirer les débris du camion et le sable qu'il contenait et de remettre un des wagons du train sur rails. La circulation a été déviée, pendant ce temps, vers le rang Fontarabie et la route Guérin.

Le ministère a maintenu un avis de fermeture de la route 348 presque toute la journée, mais un petit accès a été aménagé afin de permettre aux voitures de passer, à l'exception des véhicules lourds. L'avis devait être levé en fin d'après-midi, mais un bris à des équipements de Bell a prolongé la fermeture de la route aux véhicules lourds. Au moment de mettre sous presse, elle était toujours fermée. 

Via Rail rapporte, de son côté, deux blessés légers sur les 19 passagers qui étaient à bord, indique la porte-parole de Via Rail, Mariam Diaby. Ces deux personnes ont été transportées à Trois-Rivières pour y recevoir des soins, mardi. Le conducteur du camion, lui, a subi des blessures à un pied, mais a survécu miraculeusement à l'impact et sa vie n'est pas menacée, précise la responsable des communications à la Sûreté du Québec, Annie Thibodeau.

«Je suis content qu'il n'y ait pas eu de morts ou de blessés graves. On est très chanceux», a commenté le maire de Sainte-Ursule.

Ce dernier a eu un bon mot pour l'intervention du service des incendies de sa municipalité dans cette affaire.

«Tout a été bien fait. On a été là assez rapidement, dit-il. Il y avait un risque d'incendie parce qu'il y avait un peu de déversement, notamment du diesel en provenance du camion qui a heurté le train. Il n'y a fort heureusement pas eu d'incendie et les pinces de désincarcération étaient sur place», ajoute-t-il. «Il pouvait arriver n'importe quoi. Il y a des maisons tout près, il y a de l'herbe», raconte le maire qui a été sur les lieux pendant au moins 90 minutes, mardi.

Du côté de la Sûreté du Québec, des enquêteurs et des reconstitutionnistes étaient à l'oeuvre, mercredi, pour tenter de comprendre les circonstances de cet accident qui aurait pu être bien plus tragique.

Via n'était pas encore en mesure, mercredi, de fournir un bilan détaillé des dommages occasionnés à ses équipements par la collision. La porte-parole, Mariam Diaby, indique qu'un des wagons du train où se trouvaient les passagers a déraillé, mais n'a pas versé, fort heureusement. D'autre part, deux locomotives qui tiraient le train ont été heurtées par le camion, dit-elle. «On est en train de faire enquête», ajoute-t-elle.

Rappelons que les 17 autres passagers du train ont été envoyés à leur destination finale, Montréal, par autobus le jour même de l'accident.

Ce train, explique Mme Diaby, «provenait de Senneterre et de Jonquière. À un moment, les deux se lient pour continuer leur route vers Montréal et les deux locomotives ont été heurtées et ont eu des dommages», explique Mme Diaby qui n'a toutefois pas pu révéler l'étendue des dommages.

L'accident est survenu sur une route qui relève du ministère des Transports, précise le maire. «Chez nous, on a deux autres traverses et on a moins de problèmes», dit-il. C'est que le ministère y avait fait des aménagements afin d'y améliorer la sécurité, rappelle M. Carle. La circulation avait même été ralentie près de l'une d'elles.

Notons que la traverse de la route 348, où le drame de mardi est survenu, est dotée de clignotants et de barrières qui s'abaissent au passage du train. Le camion circulait en direction est, au moment des événements. Il n'aurait pas vu à temps le train et les barrières du passage à niveau pour pouvoir freiner. Il aurait changé de direction brusquement, après la courbe, afin d'éviter de frapper deux véhicules qui étaient déjà arrêtés.

Notons que Via Rail a annulé ses trains  de mercredi Montréal-Jonquière et Montréal-Senneterre ainsi que ses départs du 22 septembre Jonquière-Montréal et Senneterre-Montréal à cause de l'accident impliquant les trains 600 et 604. L'horaire normal devrait reprendre vendredi.

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