L'usine de Produit de nos grand-mères détruite par les flammes à Saint-Séverin

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Au plus fort du combat, une trentaine de pompiers étaient à l'oeuvre, dont six qui ont été incommodés par la chaleur.

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(Saint-Séverin-de-Proulxville) Le coeur de la petite localité de Saint-Séverin-de-Proulxville a été durement touché, jeudi, alors que l'usine de l'entreprise Produit de nos grand-mères a été complètement détruite par un violent incendie.

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Le directeur de la Régie des incendies du Centre-Mékinac, René Tourigny.

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Le panache de fumée était visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

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Les pompiers de la Régie des incendies du Centre-Mékinac ont été appelés sur les lieux vers 11 h 30. À leur arrivée, une épaisse fumée sortait déjà du toit de l'édifice. Une colonne de fumée était d'ailleurs visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Heureusement, tous les employés qui se trouvaient à l'intérieur ont réussi à sortir sains et saufs.

Après avoir adopté une stratégie offensive afin de tenter de sauver l'immeuble, les pompiers ont rapidement dû se résoudre à battre en retraite et à seulement contrôler le brasier afin de limiter les dégâts à l'édifice touché.

Une maison adjacente a également dû être évacuée par mesure préventive en raison de la fumée. Au plus fort du combat, une trentaine de pompiers étaient à l'oeuvre. Six d'entre eux ont été incommodés par la chaleur au cours de l'opération. Une fois l'élément destructeur contrôlé, ce qui restait du bâtiment a été démoli à l'aide d'une rétrocaveuse.

«C'était un feu redoutable qui nous attendait à notre arrivée. Ça semblait être pris dans la toiture. On sait que le bâtiment a été rénové et qu'il y a deux toits et peut-être deux ou trois plafonds», explique le directeur de la Régie des incendies du Centre-Mékinac, René Tourigny.

Pour l'instant, la cause n'est pas encore connue. La thèse de la défectuosité électrique fait partie des scénarios étudiés. 

Selon des informations recueillies, il semble que des employés auraient senti une odeur de fumée dans l'heure ayant précédé le début de l'incendie.

Implantée dans le petit village de la MRC de Mékinac depuis une quarantaine d'années, l'entreprise Produit de nos grand-mères se spécialise dans la fabrication de produits alimentaires et les distribue un peu partout au Canada. Interrogé par les médias, son propriétaire, Nicolas Déry, a assuré qu'il comptait relancer ses activités. De plus, il a évalué la valeur du bâtiment réduit en cendres et des équipements qui se trouvaient à l'intérieur à environ quatre millions de dollars.

«Nous allons reconstruire c'est certain. Nous avons des contrats plein les bras», a-t-il lancé sans hésitation.

L'entreprise compte environ une cinquantaine d'employés. Mêlés aux badauds, quelques-uns d'entre eux assistaient impuissants au désolant spectacle jeudi après-midi et se demandaient pendant combien de temps ils allaient être sans emploi.

«J'ai travaillé ce matin et je m'en allais au dépanneur quand j'ai vu la fumée. Je suis allée voir car je pensais que c'était la maison de mon ami qui est près mais c'était mon lieu de travail», a confié Stéphanie L'Espérance, qui est à l'emploi de l'entreprise depuis un peu plus d'un an.

La députée de Laviolette et ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, s'est rendue sur les lieux en fin de journée afin d'offrir son soutien à M. Déry et son équipe. Elle a profité de l'occasion pour confirmer que le gouvernement du Québec allait les aider à se relever de cette épreuve.

Un dur coup pour la petite localité

La mairesse de la localité d'environ 850 habitants, Julie Trépanier, s'est dite très attristée par cet incendie. Elle a indiqué que la Municipalité sera là pour aider les dirigeants de l'entreprise pour la suite des choses. Elle a d'ailleurs discuté avec le propriétaire dans les heures qui ont suivi le début de l'incendie.

«C'est certain que c'est un de nos plus gros employeurs. Pour un petit village comme le nôtre, c'est énorme. Au moins, M. Déry m'a assuré qu'il allait reconstruire», a-t-elle mentionné.

La Chambre de commerce de Mékinac a elle aussi indiqué qu'elle offrait son aide aux dirigeants de l'entreprise.

«Nous ferons tout en notre pouvoir pour les aider grâce à notre réseau de contacts. C'est une entreprise très importante pour notre milieu», a déclaré par voie de communiqué son président, Daniel Hamelin.

Le Festival western n'a pas compliqué l'intervention

Le directeur de la Régie des incendies a mentionné que la tenue du Festival western à Saint-Tite n'a pas compliqué la tâche de ses hommes. 

Comme un camion de pompiers est posté en permanence à la caserne de Saint-Séverin-de-Proulxville, située à quelques mètres du lieu de l'incendie, la réponse à l'appel fut rapide. 

Les sapeurs qui étaient déjà en service en raison du Festival ont eux aussi été en mesure d'intervenir rapidement car ils se trouvaient déjà à la caserne de Saint-Tite. 

Ces derniers ont cependant dû regagner Saint-Tite en après-midi afin d'assurer une couverture incendie adaptée au grand nombre de personnes présentes pour le populaire événement.

Rappelons que les pompiers de la Régie des incendies du Centre-Mékinac sont tous des volontaires qui occupent d'autres emplois.

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