Torturée et séquestrée chez elle

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(Shawinigan) Une femme de la région a vécu une véritable histoire d'horreur le mois dernier, alors qu'elle a été séquestrée et torturée par un homme qui se serait introduit chez elle. Son présumé agresseur, Samuel Alarie-Lamy, était de retour au palais de justice de Shawinigan, vendredi, pour répondre d'accusations de voies de fait, séquestration et agression sexuelle.

L'homme de 23 ans devra toutefois revenir en cour la semaine prochaine, puisqu'une évaluation de son état psychiatrique est présentement en cours avec le CIUSSS, qui a demandé un délai à la cour vendredi afin de pouvoir terminer cette évaluation. L'accusé, qui reviendra devant le juge mercredi le 14 septembre, demeure détenu jusque-là.

En entrevue au 106,9 Mauricie, sa présumée victime, une femme de 33 ans dont on ne peut dévoiler l'identité, affirme avoir vécu carrément une session de torture dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Selon elle, l'accusé l'attendait chez elle à son retour à la maison le soir, et l'a rouée de coups avant de l'ébouillanter avec une casserole d'eau bouillante.

Elle dit avoir ensuite traversé un véritable enfer, alors qu'elle aurait été frappée, ébouillantée, étranglée. Son agresseur aurait même été jusqu'à lui enfoncer un clou de deux pouces dans le genou avec un marteau. «Il m'a longuement fait peur avec le clou et le marteau, il disait qu'il était pour le rentrer. Il feintait de le rentrer. Il y a eu un moment où je ne sais pas ce qui est arrivé où il a eu un blocage et il l'a carrément enfoncé au trois quart. Au bout de quelques minutes, il m'a demandé de le retirer. Il a essayé par lui-même de le retirer, il n'était pas capable. Il était comme dans une bulle noire. Il m'a amené une paire de pinces et il a dit: retire toi-même ton clou», raconte-t-elle.

La dame affirme avoir perdu connaissance à au moins deux reprises, dont une où elle est revenue à elle alors que l'accusé lui faisait un massage cardiaque. «Il m'a répété à quelques reprises que son intention n'était pas de me tuer, qu'il voulait juste me torturer», confie-t-elle.

«Il m'a amené une paire de pinces et il a dit: retire toi-même ton clou.»

La victime raconte qu'après l'épisode du massage cardiaque, la violence a cessé. «Il m'a offert lui-même d'appeler une ambulance et de se dénoncer s'il le fallait. À trois reprises, j'ai refusé, car j'ai toujours soupçonné que c'était juste une ruse pour vérifier si je pouvais le dénoncer», a-t-elle confié au 106,9.

Toutefois, l'accusé serait demeuré chez elle pendant toute une semaine, la surveillant et la forçant à se promener nue puisqu'il aurait découpé tous ses vêtements. Au bout de la semaine, il aurait recommencé à montrer des signes de violence. «Il s'est passé un autre événement qui a fait qu'il a recommencé à pogner les nerfs. Il m'a dit tu sais, il reste des clous en haut. J'ai eu la chienne que je meure, donc j'ai réussi à me sauver», raconte-t-elle.

La dame dit subir encore les effets de cette agression, même si elle essaie d'en parler le plus possible à son entourage et qu'elle aura recours à des suivis psychologiques. «Je ne vis que de cauchemars. J'ai de la difficulté à dormir. Tout me ramène à cette histoire-là. Je suis encore extrêmement fragile», souligne-t-elle.

Bien que les deux personnes semblent se connaître, la victime a préféré ne pas donner davantage de détails pour ne pas nuire au processus judiciaire. «Disons que c'est une suite d'événements qui fait que ça en est arrivé là», a-t-elle seulement déclaré.

L'accusé reviendra en cour mercredi pour la suite des procédures.

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