Agression sexuelle sur une mineure: Stevens St-Onge sera fixé sur son sort le 18 octobre

Stevens St-Onge doit maintenant patienter jusqu'au 18 octobre... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Stevens St-Onge doit maintenant patienter jusqu'au 18 octobre avant de connaître le sort que lui réserve le juge Jacques Lacoursière.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le juge Jacques Lacoursière annoncera le 18 octobre s'il condamne Stevens St-Onge à purger dans la collectivité ou en prison la peine qu'il lui infligera après l'avoir déclaré coupable en mai d'agression sexuelle sur une mineure.

Âgé de 39 ans, l'ex-résident de Louiseville a commis des gestes répréhensibles lors de deux événements qui remontent au tournant des années 2000. Après avoir contacté sa victime via Internet, il a entre autres pratiqué un cunnilingus sur la jeune fille âgée de moins de 14 ans à l'époque et il a inséré une broche à tricoter dans son vagin.

St-Onge était de retour au palais de justice de Trois-Rivières, jeudi, pour l'étape des représentations sur sentence. Avant de soumettre une proposition de sentence de prison ferme au juge Lacoursière, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a fait entendre la victime. Cette dernière a indiqué s'être sentie sale à la suite des événements. Elle a souffert d'une dépression et a vécu de la peur. 

«Cette agression a gâché ma vie. Je n'étais qu'un enfant, tu étais déjà un adulte», a déclaré la victime dont on doit taire le nom en vertu d'une ordonnance de non-publication.

Stevens St-Onge a aussi été invité à s'adresser au président du tribunal. Il dit regretter ses gestes.

«Je n'ai pas de mot pour exprimer comment je me sens. Je suis désolé. Je demande pardon», a-t-il raconté.

L'homme a également déclaré avoir été victime d'un règlement de compte à la suite de ses démêlés avec la justice. Après avoir vu le reportage sur Stevens St-Onge dans Le Nouvelliste, deux hommes se sont présentés chez lui. St-Onge affirme qu'ils l'ont roué de coups de bâton tout en tenant des propos faisant le lien avec les crimes. 

St-Onge a subi des blessures sérieuses: fracture du nez, oeil amoché, lèvre fendue. Il présente une paralysie au niveau du visage. Il a passé 24 heures aux soins intensifs à l'hôpital. Pour sa sécurité, il a quitté Louiseville. 

Cet événement, extérieur à la cause de St-Onge, doit tout de même être considéré par le tribunal, selon Me Emmanuel Ayotte. L'avocat de St-Onge plaide que cela fait partie des conséquences du processus judiciaire. Me Ayotte souligne que son client reconnaît ses fautes dans ce dossier qui ne comporte pas de relation sexuelle complète, ni d'abus de confiance ou d'autorité.

Rappelant que St-Onge est un actif pour la société (il répare des ordinateurs malgré une maladie dégénérative), Me Ayotte demande au juge d'imposer une peine d'emprisonnement dans la collectivité, sans suggérer une durée précise.

Me Tessier a pour sa part souligné que pénétrer sa victime avec une broche à tricoter est un geste violent. Le fait d'avoir attaché la jeune fille avec des bas est un facteur aggravant. Il ne peut plaider avoir commis une erreur de parcours, car il y a eu un deuxième événement. 

Tout en soulignant que St-Onge a exprimé des remords après avoir été déclaré coupable, la procureure de la Couronne a insisté sur le fait que la victime traîne ce fardeau depuis de nombreuses années. Voilà pourquoi elle réclame une peine de prison ferme de 18 à 24 mois. 

Me Tessier demande aussi que St-Onge soit assujetti à une probation et qu'il soit inscrit au registre des délinquants sexuels.

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