Maison Carignan: le dg justifie au tribunal une poursuite de 60 000 $

Martin Gaudefroy... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Martin Gaudefroy

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le juge Alain Trudel de la chambre civile de la Cour du Québec devra déterminer si Alain Poitras, le directeur général de la Maison Carignan, avait raison de déposer une poursuite de 60 000 $ contre un ex-résidant du centre de désintoxication concernant des propos tenus sur Facebook.

Le juge a entendu mardi au palais de justice de Trois-Rivières les versions de M. Poitras ainsi que de Martin Gaudefroy, l'ancien résidant.

Après plus de deux heures d'audience, le juge a pris la cause en délibéré. Il doit maintenant déterminer si les propos tenus par M. Gaudefroy sont suffisamment préjudiciables à l'endroit d'Alain Poitras pour justifier un dédommagement de 60 000 $.

«Généralement, c'est une question de semaines avant qu'on ait le jugement», souligne l'avocat d'Alain Poitras, Me Maxim Veillette.

Rappelons qu'Alain Poitras estime que Martin Gaudefroy a mené à son endroit en 2014 une campagne de salissage sur Facebook. Cette situation aurait duré quelques mois.

L'ex-résidant aurait notamment écrit qu'Alain Poitras «est un hostie de jaune», «un coureur de jupons» et «une pourriture».

De plus, il l'aurait accusé de «commettre l'adultère avec une avocate de Montréal».

En terminant, il aurait affirmé qu'«Alain Poitras s'était retrouvé à l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières puisqu'il n'avait plus de pilules fournies par un cadre de la Maison Carignan».

De son côté, Alain Poitras affirme que ces propos sont des mensonges, qu'ils sont diffamatoires et qu'ils nuisent à sa réputation.

En septembre 2014, le directeur général de la Maison Carignan a fait parvenir à M. Gaudefroy une mise en demeure lui demandant de se rétracter. Devant son refus de le faire, il a alors déposé une poursuite de 60 000 $.

Martin Gaudefroy est, de son côté, représenté par Me Jacques Patry. Ce psychoéducateur qui a déjà bénéficié des services de la Maison Carignan a également des antécédents judiciaires.

En 2015, il a été condamné à huit mois de prison notamment pour des menaces et du harcèlement à l'endroit d'Alain Poitras. Il a de plus des bris d'engagements et de probation à son dossier.

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